En lisant Cioran (1)

« Presque toutes les œuvres sont faites avec des éclairs d’imitation, avec des frissons appris et des extases pillées »
Syllogismes de l’amertume, Atrophie du verbe, Quarto Gallimard, page 752.

« Si Nietzsche, Proust, Baudelaire ou Rimbaud survivent à la fluctuation des modes, ils le doivent au désintéressement de leur cruauté, à leur chirurgie démoniaque, à la générosité de leur fiel. Ce qui fait durer une œuvre, ce qui l’empêche de dater, c’est sa férocité. Affirmation gratuite? Considérez le prestige de l’Évangile, livre agressif, livre venimeux s’il en fût. »
(idem, page 749.)

« Une œuvre n’existe que si elle est préparée dans l’ombre avec l’attention, avec le soin de l’assassin qui médite son coup. Dans les deux cas, ce qui prime, c’est la volonté de frapper.
De l’inconvénient d’être né, Quarto Gallimard, page 1294/1295.

« Je n’aime pas les livres qui se lisent comme on lit un journal: un livre doit tout bouleverser, tout remettre en question. Un livre qui laisse le lecteur pareil à ce qu’il était avant de le lire est un livre raté. » (Entretiens)

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