En lisant Georges Picard (2)

On a tort d’avoir honte des lieux communs, ce sont de bons crampons pour nous fixer solidement au sol. Sans eux, il se déroberait et nous serions précipités je ne sais où. Il faut bien s’accrocher à quelque chose d’établi. Ce qui est libre, non fixé, est dangereux. Sont dangereuses les imaginations aléatoires ne répondant pas au cahier des charges d’une bonne pensée organisée. La logique est le lieu commun par excellence. Que deviendrions-nous si nous faisions de la liberté un principe absolu d’existence? Ce serait de la divagation. Qui peut le souhaiter? Certains jours, pourtant…

Georges Picard, Journal ironique d’une rivalité amoureuse, José Corti, 2009, pages 50/51.

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