En lisant Julien Gracq (15)

(aux virtuoses de l’incipit – NDLR)

Le plus singulier exemple de l’infortune de ces ouvrages que l’auteur attaque brutalement en cosmique majeur est celui d’un livre publié peu après la guerre, injustement négligé à l’époque, et dont j’ai oublié le titre. Il commençait par la description en soixante pages – ruisselante, éclaboussante, superbe, vraiment épique – d’une pluie diluvienne. Ensuite l’hydraulique se vengeait: on n’entendait plus, pendant deux cents pages, qu’un interminable gargouillis de gouttières.

Julien Gracq, Lettrines 2, Éditions José Corti, 1974, page 96.

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