En lisant Julien Gracq (12)

L’Académie Française ne sert à rien. Son dictionnaire est sans autorité, sa grammaire n’a jamais été faite. D’un autre côté, elle ne gêne réellement personne. Pourquoi s’en prendre à cette chère vieille chose, une des curiosités les plus folkloriques et les plus anglaises que nous ayons conservées? Ces hommes de beaucoup ou de peu de lettres qui ceignent l’épée et battent le tambour, il n’y a aucune raison d’être contre – il suffit d’être, bien entendu, dehors. On peut s’amuser de la parade de la relève à Buckingham Palace sans vouloir pour autant s’engager dans les Horse Guards.

Julien Gracq, Lettrines, 1967, Éditions José Corti, page 96.

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