En lisant Diderot (5)

Le neveu de Rameau

Il m’aborde… Ah, ah, vous voilà, monsieur le philosophe, et que faites-vous ici parmi ce tas de fainéants? Est-ce que vous perdez aussi votre temps à pousser le bois? C’est ainsi qu’on appelle par mépris jouer aux échecs ou aux dames.

MOI. – Non, mais quand je n’ai rien de mieux à faire, je m’amuse à regarder un instant, ceux qui le poussent bien.
LUI. – En ce cas, vous vous amusez rarement; (…)
MOI. – Vous êtes difficile, et je vois que vous ne faites grâce qu’aux hommes sublimes.
LUI. – Oui, aux échecs, aux dames, en poésie, en éloquence, en musique, et autres fadaises comme cela. À quoi bon la médiocrité dans ces genres.

Diderot, Le neveu de Rameau, Lettres Françaises, Imprimerie Nationale (1982), pages 62/63.

Cet article a été publié dans Littérature. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s