En lisant Diderot (4)

Additions aux « Pensées philosophiques »

XIV.

S’il faut encore une grâce pour bien faire, à quoi a servi la mort de Jésus-Christ?

XVII.

Ôtez la crainte de l’enfer à un chrétien, et vous lui ôterez sa croyance.

XVIII.

Une religion vraie, intéressant tous les hommes dans tous les temps et dans tous les lieux, a dû être éternelle, universelle et évidente; aucune n’a ces trois caractères. Toutes sont donc trois fois démontrées fausses.

XIX.

Les faits dont quelques hommes seulement peuvent être témoins sont insuffisants pour démontrer une religion qui doit être également crue par tout le monde.

XX.

Les faits dont on appuie les religions sont anciens et merveilleux, c’est-à-dire les plus suspects qu’il est possible, pour prouver la chose la plus incroyable.

XXXIII.

C’est l’éducation de l’enfance qui empêche un mahométan de se faire baptiser; c’est l’éducation de l’enfance qui empêche un chrétien de se faire circoncire; c’est la raison de l’homme fait qui méprise également le baptême et la circoncision.

LXIV.

Il y avait, dans les premiers siècles, soixante Évangiles presque également crus. On en a rejeté cinquante-six pour raison de puérilité et d’ineptie. Ne reste-t-il rien de cela dans ceux qu’on a conservés?

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