En lisant Diderot (3)

Pensées philosophiques

XIV

Pascal avait de la droiture; mais il était peureux et crédule. Élégant écrivain, et raisonneur profond, il eût sans doute éclairé l’univers, si la Providence ne l’eût abandonné à des gens qui sacrifièrent ses talents à leurs haines. Qu’il serait à souhaiter qu’il eût laissé aux théologiens de son temps le soin de vider leurs querelles; qu’il se fût livré à la recherche de la vérité, sans réserve et sans crainte d’offenser Dieu, en se servant de tout l’esprit qu’il en avait reçu, et surtout qu’il eût refusé pour maîtres des hommes qui n’étaient pas dignes d’être ses disciples! On pourrait bien lui appliquer ce que l’ingénieux La Mothe disait de La Fontaine: Qu’il fut assez bête pour croire qu’Arnaud, de Sacy et Nicole valaient mieux que lui.

XVI

On demandait un jour à quelqu’un s’il y avait de vrais athées. Croyez-vous, répondit-il, qu’il y ait de vrais chrétiens?

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