En lisant les Anciens (36)

Marc Aurèle, Pensées pour moi-même

41

Quoi que tu considères, de ce qui est soustrait à ton libre arbitre, comme un bien ou comme un mal pour toi, il est fatal que, si un tel mal t’arrive ou si un tel bien t’échappe, tu adresses des reproches aux Dieux et tu haïsses les hommes, soit que tu les accuses d’être, soit que tu les soupçonnes de pouvoir être les auteurs responsables de cette privation ou de cet accident. Nous commettons aussi beaucoup d’injustices à cause des différends qui surgissent pour ces objets. Au contraire, si nous ne considérons comme des biens ou des maux que ce qui dépend de nous, il ne nous reste plus aucune raison ni d’accuser les Dieux ni de nous tenir, d’homme à homme, sur un pied de guerre.

Pensées pour moi-même, Livre VI, 41, Club Français du Livre, collection Les Portiques, page 121. Traduction de A.-I. Trannoy.

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