En lisant Victor Hugo (8)

(de la nature et de l’humanité)

“Quatrevingt-treize” (1874), Victor Hugo

La nature est impitoyable; elle ne consent pas à retirer ses fleurs, ses musiques, ses parfums et ses rayons devant l’abomination humaine; elle accable l’homme du contraste de la beauté divine avec la laideur sociale; elle ne lui fait grâce ni d’une aile de papillon ni d’un chant d’oiseau; il faut qu’en plein meurtre, en pleine vengeance, en pleine barbarie, il subisse le regard des choses sacrées; il ne peut se soustraire à l’immense reproche de la douceur universelle et à l’implacable sérénité de l’azur. Il faut que la difformité des lois humaines se montre toute nue au milieu de l’éblouissement éternel. L’homme brise et broie, l’homme stérilise, l’homme tue; l’été reste l’été, le lys reste le lys, l’astre reste l’astre.

Quatrevingt-treize, André Martel Éditeur, volume XXVI, page 448.

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