En lisant Nietzsche (3)

« AURORE », Livre premier
19

MORALITÉ ET ABÊTISSEMENT. — Les mœurs représentent les expériences des hommes antérieurs sur ce qu’ils considéraient comme utile et nuisible, — mais le sentiment des mœurs (de la moralité) ne se rapporte pas à ses expériences, mais à l’antiquité, à la sainteté, à l’indiscutabilité des mœurs. Voilà pourquoi ce sentiment s’oppose à ce que l’on fasse des expériences nouvelles et à ce que l’on corrige les mœurs: ce qui veut dire que la moralité s’oppose à la formation des mœurs nouvelles et meilleures: elle abêtit.

Aurore, pensées sur les préjugés moraux, Livre Premier, 19, Mercure de France, volume 7, 1901, traduction par Henri Albert.

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