La femme du boulanger

Cette fois, c’est le pompon. Comme si cette affaire de La Rochelle n’était pas assez compliquée, il a fallu que la Valérie s’en mêle. Mais qu’est-ce qui leur passe par la tête, nom de Dieu ! Comme disait ma grand-mère : « Y z’ont le Diable dans la peau, c’est pas possible ! »

Décidément, l’Histoire n’est qu’une succession d’histoires de fesses. On pouvait espérer, qu’avec l’investiture d’un président « normal », le cours des choses évolût un peu. Penses-tu ! Les présidents se suivent et se ressemblent. Enfin… presque.

On se souvient de Giscard qui rentrait à l’heure du laitier (qu’il emboutissait parfois) après avoir passé la nuit à se faire astiquer le chromatique par quelque hétaïre. On se rappelle Mitterrand, qui, en fin lettré, se la jouait Zola, avec une double vie réglée comme du papier à musique. Je crois savoir que Chirac ne trempait pas son biscuit que dans son Chodron. Avec Sarko, on franchissait un cap. A peine élu, Bobonne se faisait la jaquette et, quinze jours plus tard, il annonçait en conférence de presse qu’il s’envoyait en l’air avec une anorexique. La classe. Notez bien, à travers ses exemples, que la manière dont un président gère les éternuements de son cyclope en dit long sur son envergure d’homme d’Etat. Passons…

Et voilà que le François s’inscrit sans prestige dans cette lignée. Si c’est pas malheureux tout de même !

Remarquez, dommage que je ne sois pas consulté sur le dossier. Je te règlerais ça en trois coups de cuiller à pot. J’ai toujours pensé que j’étais sous-utilisé. Serviteur de l’état, je rends depuis des années de fiers services à l’institution qui m’emploie mais ce ne sont que bagatelles en comparaison de ce que je suis capable d’entreprendre. Hélas, dépourvu d’ambition et souffrant d’une humilité quasiment maladive, je ne parviens pas à imposer au monde la hauteur de vue, la capacité d’analyse, la réactivité et le pragmatisme qui me caractérisent et dont mon pays pourrait si utilement faire son profit.

La solution, dans le cas présent, est simple. Il suffit que Pomponette rentre à la maison et le tour est joué. Elle devient première dame de France, ce qui vaut bien un perchoir, non ? Sans compter que pour les gosses… Ça libèrerait ipso facto la voie pour Falorni et Trierweiler, qui est en mal de scoops, pourrait s’en aller gazouiller tout son soûl. A l’instar de ses prédécesseurs, rien n’empêcherait le François de l’agiter de temps en temps. Quand on est président de la république, on peut rentrer en plein milieu de la nuit sans qu’on vous fasse de reproche. Suffit de dire « j’étais avec Merkel ». L’alibi est béton et mettrait même un Strauss-Khan à l’abri du soupçon.

Enfin, c’que j’en dis…

Cowboy

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25 commentaires pour La femme du boulanger

  1. Josef Varenyc dit :

    Ah, Cowboy c’est enfin le printemps et ça fait plaisir de vous savoir encore très vert !

  2. J’ignorais que tu avais repris la route (pas reçu de mail m’informant de cet événement).

    Valérie Trierweiler s’est calmée mais on apprend aujourd’hui qu’elle aurait (d’après le Huffington Post… d’Anne Sinclair) fait renvoyer une commissaire de police chargée de la sécurité du couple présidentiel dont elle fait partie (on le sait maintenant).

    Intox ?

  3. Jov Crefenyas dit :

    Ca va Cowboy, vous tenez le coup ?

    • Cowboy dit :

      Du feu de Dieu, lecteur fidèle quoique bien mal payé en retour. Je suis allé recharger mes accus du côté de Phoenix et de Santa Fe et ne suis pas mécontent de constater (moi qui suis tellement obsédé par le temps qui passe) que ma vieille couenne tient encore bien le coup (en tout cas jusqu’à 47°C). Je peux toujours arpenter d’un pas altier et la bouffarde à la lippe les longues pistes de l’Ouest. A nouveau emballé par ce énième voyage au pays des cowboys auquel quelques clichés de bonne facture rendent hommage sur le blog d’un être cher.

  4. bob dit :

    Bonjour Cow-Boy,
    L’atonie du blog suit de peu la défaite de N. Sarkozy et sa disparition (temporaire ?) du paysage politique.
    Votre inspiration était-elle à ce point liée à sa personnalité et à ses travers que vous vous retrouviez aujourd’hui démuni d’inspiration, de coups de gueule et autres blagues de potache, plus ou moins drôles ?
    Le petit monde attentif de vos lecteurs s’interroge, voire s’inquiète…

    Amicalement,
    Bob

    • Cowboy dit :

      Bonjour Bob,
      Avouez que je vous ai fait peur, non ? Je ne vous ai pas habitué à des réponses aussi tardives. Je vous imaginais pensant : « M… si ça se trouve, il a calenché. Et moi qui déc… » plein d’un vague sentiment de culpabilité à l’idée que ce commentaire post-mortem pourrait être lu par ma veuve éplorée.
      Trêve de plaisanterie, je vais bien. Très bien même. En tout cas, avant de lire que « j’étais plus ou moins drôle » (pouvez pas vous empêcher, hein ?) j’allais très bien.
      L’atonie du blog ? J’avais d’abord lu « agonie » (c’est dire)… ma foi… rien que de très normal. On se lasse, on passe à autre chose. Au risque de vous décevoir, je ne souffre nullement des affres de la création ou de l’inspiration. J’ai fait mon deuil de Sarko qui ne fut jamais l’unique préoccupation de cet espace. Les bons sujets restent légions et j’avoue que j’ai bien failli reprendre du service après la publication des caricatures de Charlie-Hebdo aussitôt suivies du choeur des fâcheux, des pisse-froid et des hypocrites. Trop tard maintenant.
      Ceci dit, je me réserve le droit de sortir de l’ombre à tout moment, au gré de ma fantaisie. Rien d’urgent ni de nécessaire. Reconnaissez-moi au moins le mérite d’avoir toujours souligné le caractère non indispensable de mes blagues de potache (soit dit en passant, il y a belle lurette que vous n’avez pas dû en croiser un… de potache).
      Bien à vous.
      C

  5. Jence Favorys dit :

    Cowboy, à chaque fois que je vous lis, c’est pour moi un petit moment de rigolade et un vrai plaisir.
    Si je peux me permettre, ne gâchez pas votre talent, au moins de temps en temps.

    • Cowboy dit :

      J’ai beau changer de nom à chaque fois pour certains commentaires, je me demande si je n’y vais pas un peu fort. Je vais finir par être démasqué.

  6. Bob dit :

    Cher cow-boy, si vous me permettez cette appellation un peu usurpée, ne vous connaissant que de manière épistolaire, donc très imparfaite.
    Je suis d’abord rassuré de vous savoir en parfaite santé morale et physique. Je persiste à penser que la disparition du médiocre de petite taille n’est pas tout à fait étrangère à ce mieux dans votre appréhension du monde contemporain et de ceux qui le peuplent. (à moins que ce soit moi qui aille mieux …).
    Vous vous élevez souvent, avec une indignation qui pourrait emporter la compassion, contre les jugements, peu amènes je le reconnais, sur certaines de vos interventions. Hélas, vous ne pouvez attendre de vos lecteurs fidèles et estimés (?) qu’il fasse preuve d’une exigence intellectuelle et morale, dont ils se départiraient quand il s’agit de juger, avec impartialité mais rigueur, la qualité de vos contributions…On récolte ce qu’on sème…
    Quant à votre dernière allusion à mon âge avancé, sous-entendant que cela fait bien longtemps que je n’ai pas croisé de potaches, je me dois de l’avouer avec une certaine gêne : je suis, je pense, plus jeune que vous.
    Je ne sais pas cependant si cette maturité intellectuelle est valorisante pour moi. Elle pourrait rejoindre certaines allusions de ma femme qui me trouve parfois un esprit de vieux dans un corps (encore) jeune…
    C’est sur cette réflexion qui me laisse désorienté que je vais aller rejoindre mon épouse en essayant ce soir, peut-être, de lui démontrer la vacuité de son jugement…
    bien à vous
    D

    • Cowboy dit :

      Bob,
      Juste une précision : il n’y avait dans mon propos AUCUNE allusion consciente à votre âge supposé. Pour le reste, je ne répondrai qu’à la toute dernière partie de votre commentaire par ces mots :
      « Alors, c’était comment ? »
      Jusqu’à ce jour, je n’étais responsable ici que de « saillies » purement verbales. Vous m’apprenez ce soir que je peux aussi être l’artisan indirect et franchement involontaire d’élans improvisés que le même terme sert parfois à désigner. Je n’ose m’en flatter mais j’espère qu’en cas de démonstration réussie, vous aurez à coeur de la porter à mon crédit. 🙂
      Bien à vous et mes hommages à madame.
      C.

  7. Bob dit :

    Hélas, le temps d’écrire ces quelques lignes, elle s’était endormie…

  8. Bob dit :

    Ne vous inquiétez pas, la réflexion a aussi besoin de son espace… Et l’un n’exclut pas l’autre… heureusement…

    Amicalement,

  9. Bonjour,

    doctorante en science politique à l’Université Montpellier I (laboratoire CEPEL CNRS), je réalise une thèse sur la blogosphère.
    En acceptant de répondre à ce questionnaire (temps estimé : 15 min), vous apportez une aide précieuse à mes recherches (même si vous n’avez pas blogué depuis quelques temps).
    Vos réponses seront traitées de façon confidentielle.

    En vous remerciant,

    Voici le lien vers le questionnaire :

    https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dHZZSVdhWGxzZjZMbmluTXVWVkFGV0E6MQ#gid=0

    Cordialement,

  10. Jov Csaferyen dit :

    Cowboy, vous en êtes à l’ave maria et laissez votre blog au dies irae !

    • Cowboy dit :

      Vous surgissez toujours à l’improviste. Votre fidélité, imméritée, m’honore et, d’une certaine façon, me tétanise. En mesurez-vous tout à fait les effets ? Elle pourrait bel et bien transformer le silence dans lequel je me vautre en tombeau. Imaginez que je m’y remette. Je vous dis pas la pression. 🙂
      Bon week-end (et s’il est encore temps… bonne année).

  11. Cowboy dit :

    Oh ! Michèle !!! It’s been such a long time. Ravi d’avoir de vos nouvelles. Il semble que vous et Jov Csaferyen vous soyez donné le mot. Je sens que je vais finir par m’y remettre. 🙂

  12. Vof Secanjery dit :

    Hé oui, Cowboy, on a tellement peu l’occasion de rire que vous nous manquez.

  13. Cowboy dit :

    Bon, je pourrais vous raconter l’achat d’une paire de charentaises en solde l’autre jour. 7,5 euros. Une aubaine et la seule affaire que j’aie eu le temps de faire. Un grand moment, plein de rires (en trille) d’une jeune, jolie et futée vendeuse. Mais bon, ce serait sans doute un retour un peu prosaïque, non ? Vaudrait mieux que je parlasse du triomphe de nos troupes ensablées ou des rythmes scolaires, du mariage pour tous et de la PMA, de la crise qui s’entête, d’un euro à peine sauvé et déjà trop fort, de l’inquiétude des marchés ou de leur… consolidation. Ça, ce sont des vrais sujets.

    • michèle dit :

      >Cow-boy ben on va quand même pas vous souffler les sujets. Non mais puis quoi. Au prix où on paye l’abonnement à vot’blog. C’est l’temps des vaches maigres sachez-le.

      Je n’ai rien à voir avec l’autre zigue du dessus. Mélangez pas. Je tiens à mes z’aises.
      Moi vous me manquez pas trop.
      J’vous aime equal, je partage vos chambres de luxe où j’ai jamais dormi de ma vie ; le reste du temps je marne.

      Je m’endors en pleurant.
      J’me réveille en pleurant.
      J’connais un mec sadique et pervers.

      J’étais prévenue : deux fois plutôt qu’une : mon psy m’a dit vous attachez pas, trop tard c’était. Ma parleuse avec les morts aussi m’l’avait dit, encore + tard c’était. Genre le Titanic coule t’as plus qu’à t’trouver un canot et fissa. Pour pas finir sur la banquise.

      C’est mon tort.
      J’y ai chanté « fais-moi mal Johnny Johnny » alors c’est parti. Jusque c’que j’en trouve un autre. Qui serait ni sadique, ni pervers.
      Je pèse cent quarante douze kilos. De lard et de chagrin.
      L’abonnement cesse quand on meurt.

      Bises quand même hein ! and keep in touch…
      Once upon a time.

  14. michèle dit :

    >Cow-boy Non ‘tain je blaguais : perdez pas le sommeil ! g hont’.

    Si je mange un gâteau rose, le goût est en rose; le léger parfum sucré et l’onctuosité de la crème au beurre sont le rose. Ainsi je mange rose comme je vois sucré.[…]
    l’Être et le Néant

    Jean Sol Partre
    c ça ma vie Thalyss…man !

    • Cowboy dit :

      Diable, Michèle ! Feu de Dieu ! Vous passez pas souvent mais quand vous débarquez, faut amarrer la nappe. Et vous éloigner le hanap dans la foulée :-).
      Bref, je sors d’une demi-journée pédagogique passée à peser des riens avec une balance en toile d’araignée. A vue de nez, l’après-midi devrait être consacrée à des relations contre nature avec des « diptères du sous-ordre des brachycères et de l’infra-ordre des muscomorphes ou de l’ancienne dénomination des cyclorrhaphes » (en français standard… des mouches).
      Dans ce contexte céphalo-décapant, inutile de vous dire que je chercherais en vain la repartie qui fait pschittt. Je surseois donc à ma réponse que j’acheminerai éventuellement en privé.
      Au moins m’aura-t-on fait rire aujourd’hui, soyez-en remerciée.
      Bien à vous.

  15. michèle dit :

    Grand tant mieux ! Rire est le propre de l’Homme : comme je suis branchée Singes, vous risquez rien.

    Biz, à + Cow-boy,

    michemoche/ et topinambours (j’ai la céphalée qui s’dilate, boulot depuis l’aube sans coup férir, mais j’peux plus voir les poils en peinture…)

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