Le concept de plage

Non, non, ce n’est pas un post. Pas en pleine « trêve du mélanome ». C’est juste, comme ça, en passant, entre deux préparatifs de vacances. Des fois que vous auriez des idées sur ce que je vais laisser derrière moi cette année. Tout cet espace vide dans la valoche, ça me stresse à chaque fois. Je me dis que je dois oublier quelque chose, mais quoi ? Au bout du compte, je me rassure en me disant : « t’as la thune, le passeport, les billets et assez de slips réversibles pour couvrir la quasi-totalité du séjour, ça ira bien ».

Tiens, justement… à propos de slips et de vacances… L’autre jour, un article dans le Monde :

Les trois-quarts des Français pour l’interdiction de fumer sur les plages

« Qu’est-ce qu’ils viennent nous faire ch… encore ? » m’exclamai-je avec le franc-parler qui me caractérise en privé. C’est vrai quoi ! Les plages que je fréquente (quoique rarement) ressemblent à ça douze mois par an. Je vois mal qui les volutes de ma pipe pourraient bien déranger.

Bon, il convient de préciser que pour y atteindre, faut marcher (dans le cagnard, l’été), à travers une forêt de conifères pendant trois quarts d’heure. Forcément, ça disqualifie les smalas beuglantes et bigarrées, porteuses de glacières et de parasols. Résultat : peinardos ! Et ferait beau voir qu’on vînt m’y interdire de m’y encrasser le mou.

Non franchement, renchéris-je, radouci, quelle mouche les a donc piqués ? De quel encéphale technocratique peut bien surgir une idée aussi saugrenue ?

Comme je ne soupçonne pas le décideur –fût-il non fumeur– de me vouloir à ce point du mal, je me suis dit que la vraie raison était ailleurs. Et je me suis alors demandé si tout ça n’était pas une question de concept. Mon concept de plage est-il conforme à celui de mes contemporains ? J’ai cherché, j’ai trouvé ça et j’ai compris.

L’interdiction de fumer sur les plages ne répond pas à des préoccupations de santé publique. Il s’agit simplement d’un problème d’espace vital. Regardez et réfléchissez. Le peigne dans le maillot de bain, la dent de requin en pendentif, passe encore. Mais si vous glissez un paquet de clopes sous l’élastique de… disons… 50% des slips présents… ça loge plus. CQFD.

Cowboy

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20 commentaires pour Le concept de plage

  1. michèle dit :

    Je peux, je peux, je peux vous faire concurrence : dans ma mienne* il y a des requins (gonflables => pas de clopes ).
    Fumez, buvez, draguez, j’en connais d’aucun, si c’est votre trip…
    Biz, bonnes vacances.
    Moi z’aussi je fais mes bagages ; ça a une allure qui n’en finit pas !

    * 😈

  2. Cowboy dit :

    Coucou ! Et où c’est-y donc que vous allez ? Nous, on descend chez Nelson voir les ‘ions, les potames et les léphants. A bientôt.

  3. michèle dit :

    Je pars au Japon ; avec mon chien et mon chat. Me refaire une santé qui a été ces temps derniers, défaillante. Marcher le long des plages en regardant la mer. Vers San Diego et le pont Coronado. Ai trouvé un maître de raku et où loger, chez l’habitant. L’aventure, quoi.

    J’aurais aimé la mer rouge, avec Henri, mais il craint. Les requins et le désert.
    Moi pas, mais je n’ai pas réussi à le convaincre, je crois mes charmes en perte de powerball.

    Enfin, la leçon, ai retenue : James firstname, Bond name, cela pourra m’être utile.

    Bises.

  4. totolezheros dit :

    @michèle :
    au Japon !
    se refaire une santé !
    triple lol !!!

  5. Cowboy dit :

    Vous avez raison, Michèle. Pour faire le plein… d’énergie, il n’y a pas mieux que le Japon. 🙂
    Mais le nord, on est bien d’accord ? Le sud, ça compte pas.
    Un détail : au Japon, il ne faudra pas dire « my first name is… » mais…
    私の名前は (sous réserve que vous ayez les caractères compatibles)

    PS « la leçon, ai retenue » (sic) : vous parlez comme Maître Ioda.

    • michèle dit :

      Non mais eh ho ! Z »allez pas me flanquer le bourdon, à un cheveu du départ. Au Japon tout le monde parle anglais (je l’ai vu dans « Lost in translation » de Sophia Coppola: surname Bond, first name, James ; zut vous m’embrouillez !

      Have a nice trip et surtout gaffe aux éléphants, ce sont des animaux pacifiques qu’il ne faut pas chatouiller.

      Les diams là-bas c’est top aussi ; rapprochez-vous des petits bergers : pour un berger, un diam’s gros comme une noix de coco contre quatre moutons, c’est le deal. Vous me remercierez après en toupinant dans la cuisine, pendant que vot’dame et moi on se fera une causette sur le divan devant la téloche : confused : là j’essaie.

      Bises.

      P.S 1 私の名前は ah la la comme c’est joli ! Tant j’y reste. Mrs 100 000 volts.

      P.S 2 Maître Ioda, connais pas.

      P.S 3 écoutez ce conseil précieux de quelqu’un qui vous veut du bien, oui, oui : mettez de jolies chaussettes. Comme ça quand vous devrez enlever vos chaussures, (non, vous n’aurez pas le choix), vous serez fier comme Artaban.

      • michèle dit :

        voilà : confused : là j’essaie. n’a pas marché. Désolée je suis.
        Tant pis.
        Je l’ai trouvé aujourd’hui, il était joli.
        Je m’en fous.
        J’espère que vous aussi.
        je réessaie
        :confused:

  6. Cowboy dit :

    Michèle,
    1- Maître Ioda, c’est le maître Jedi dans « Starwars ».
    2- Vous me dites de faire attention aux éléphants. Soit. Mais le lecteur contingent risque de se demander de quoi vous parlez.
    3- Jolies chaussettes ? Je veux bien, mais si j’en crois des études récentes, la vieille chaussette baignant dans son jus est un répulsif à moustiques performant. A 100 euros le traitement préventif à la Malarone, c’est certainement à prendre en considération.

    • Ask Bob. dit :

      From Canada: Petit message mesquin du seul lecteur n’ayant pas fait sa crise de la quarantaine sur ce forum et n’ayant même pas la majorité, une simple recherche google (dans le doute) vous aurait permis un petit ‘back on track’ via ce dernier message mais Non, vous avez persisté sur votre idée et conservé ce « I » en lieu et place d’un « Y »… Maître Yoda s’en va se retourner dans sa tombe (Je ‘spoil’ en disant ça ? Non… tout le monde sait qu’il meurt de vieillesse à la fin.) Bref. Heureux de pouvoir lire ce blog tout aussi régulièrement sans avoir à ressasser les articles du fond des tiroirs. Best Regards.

      • Cowboy dit :

        Désolé pour cette coquille et pour la mesquinerie du serveur qui avait placé votre commentaire en attente de modération (alors que je ne modère pas les commentaires). Merci pour votre vigilance et votre attachement à l’orthographe (que je ne corrige pas afin de préserver la pertinence de votre remarque).
        Best regards.

  7. Au pays de Mandela, bonne idée ! Ne plus tout voir en noir et blanc, on attend les photos du retour (pour le rugby, on s’en fiche).

    • Cowboy dit :

      Je vous épargnerai sans doute la soirée diapos, laissant ce soin à mon épouse, qui a pris la quasi-totalité des clichés et s’en arrogera l’exclusivité pour son propre blog. Comme si elle n’avait pas mieux à faire pour assurer mon confort domestique (je vous le fais pas dire).

  8. Jay Vecferson dit :

    Hé, Cowboy, je vous ai repéré sur la deuxième photo, sous le troisième parasol en partant du bas, à gauche.
    Vous êtes en train de cloper !

    • Cowboy dit :

      On voit bien que vous ne me connaissez pas, Jay. Je ne fume que la pipe. Ce qui est une contre-indication supplémentaire à ma présence au sein de cet essaim.

  9. Cyfron Javese dit :

    Cowboy, vous vous êtes véritablement perdu sur votre plage…

    • Cowboy dit :

      Jay Vecferson, Cyfron Javese… je suis sûr que je vais avoir l’air idiot (une fois n’est pas coutume), mais j’arrive pas à comprendre le sens caché de ces pseudos.

  10. Cnarys Fojeve dit :

    Le Grillon.

    Un pauvre petit grillon
    caché dans l’herbe fleurie
    regardoit un papillon
    voltigeant dans la prairie.
    L’insecte ailé brilloit des plus vives couleurs ;
    l’azur, le pourpre et l’or éclatoient sur ses ailes ;
    jeune, beau, petit-maître, il court de fleurs en fleurs ;
    prenant et quittant les plus belles.
    Ah ! Disoit le grillon, que son sort et le mien
    sont différents ! Dame nature
    pour lui fit tout et pour moi rien.
    Je n’ai point de talent, encor moins de figure ;
    nul ne prend garde à moi, l’on m’ ignore ici bas :
    autant vaudroit n’exister pas.
    Comme il parloit, dans la prairie
    arrive une troupe d’enfants ;
    aussitôt les voilà courants
    après ce papillon dont ils ont tous envie.
    Chapeaux, mouchoirs, bonnets, servent à l’attraper.
    L’insecte vainement cherche à leur échapper,
    il devient bientôt leur conquête.
    L’un le saisit par l’aile, un autre par le corps ;
    un troisième survient et le prend par la tête.
    Il ne falloit pas tant d’efforts
    pour déchirer la pauvre bête.
    Oh ! Oh ! Dit le grillon, je ne suis plus fâché ;
    il en coûte trop cher pour briller dans le monde.
    Combien je vais aimer ma retraite profonde !
    Pour vivre heureux vivons caché.

    Claris de Florian

    • Cowboy dit :

      Je me demande si j’ai jamais su que « Pour vivre heureux, vivons caché », c’était de Florian. Je vais encore me coucher le moral en berne, déçu de moi-même. C’est malin.

      • Cnarys Fojeve dit :

        Je vous rassure , Cowboy, je l’ai appris en même temps que vous. Si ça peut vous remonter le moral…c’est grâce à des blogs comme le vôtre qu’on se cultive.

      • Cowboy dit :

        8h26. Merci. J’ai le moral remonté à bloc mais j’ai passé une nuit que je vous dis pas.

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