Les secrets d’une sexualité réussie

(suite du billet du billet du 17 juin 2011)

Quelle manie d’écrire « à suivre » à la fin d’un billet sur deux ! C’est vrai qu’au départ, le précédent était un avant-propos sur le thème du nucléaire civil. Les remarques autour de ma splendeur passée et de mon immarcescible intelligence n’étaient que des considérations annexes visant à inscrire mon argumentaire dans un contexte de nature à renforcer sa crédibilité (ie il est intelligent, donc on peut lui faire confiance). Certes, il suffisait, à cette fin, que je m’en tinsse à la promotion de vertus intellectuelles mais il y aurait quelque injustice à rendre hommage à mes seules fonctions supérieures quand ma physionomie en réclame un tout aussi appuyé. Et puis, la beauté n’est-elle pas sagesse en soi, comme disaient les Anciens (en tout cas, s’ils ne l’ont pas dit, c’est un oubli).

A la relecture, je ne vois guère ce que je pourrais ajouter. Il est clair en effet que, dès 1975, un esprit normalement constitué pouvait, sans coup férir, anticiper les accidents successifs de Three Miles Island (1979), Tchernobyl (1986) et Fukushima (2011). Passons évidemment sur les dizaines, les centaines d’incidents de moindre gravité dont on s’est bien gardé de vous informer.

Parenthèse : quel rapport, me direz-vous, avec le titre ? Je vous rassure : Aucun jusqu’ici et pas davantage dans les lignes à venir. C’était juste une idée, comme ça, pour booster l’audience. Fin de la parenthèse.

A Fukushima, on sait que la situation exigeait l’inondation de la centrale dans les toutes premières heures de l’accident. L’hypothèse était très vite écartée en ce qu’elle menaçait les intérêts des actionnaires. Diable, un réacteur flanchait, on n’allait pas courir le risque de perdre les bénéfices que les cinq autres étaient susceptibles d’engranger encore. On sait aujourd’hui que TEPCO n’en était pas à son coup d’essai et que ce n’est pas moins de 200 rapports d’inspection ou d’incidents (fissures, corrosions, etc.) que l’entreprise a falsifiés ou tus depuis les années 80.

Gérées par l’état, les centrales nucléaires ne sont évidemment pas à l’abri d’incidents ou d’accidents graves. Mais dès qu’elles sont confiées au secteur privé, elles deviennent de véritables bombes à retardement puisque soumises à la seule loi des profits. Pour l’actionnaire, tout investissement dans la sécurité est à fonds perdus.

Je me souviens du discours des atomophiles des années 70/80., à la fois traumatisés et galvanisés par le choc pétrolier de 1973. « Vous voulez revenir à la bougie ? », « vous prenez plus de risques en montant en voiture qu’en habitant à l’ombre d’une centrale », « une pharmacie manipule plus de produits dangereux qu’une centrale nucléaire », « ceux qui craignent l’atome aujourd’hui sont ceux qui craignaient le train en 1850 » et sa variante « ceux qui craignent l’atome aujourd’hui sont ceux qui craignaient, en 1900, de voir leurs poumons éclater dans une voiture lancée à trente à l’heure », etc. Rires. Eh oui, leurs arguments avaient cette force. Le meilleur sans doute était : « Développer des énergies alternatives ? Mais vous n’y pensez pas ? Il nous faudrait quarante ans pour acquérir notre indépendance énergétique ». 40 ans sont passés et l’argument est toujours d’actualité. A quelque chose malheur est bon, ces gens vous donnent le sentiment de ne pas vieillir.

Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima étaient prévisibles et inévitables. Aujourd’hui, l’état de délabrement d’une majorité de centrales nucléaires héritées de l’ère soviétique dépasse tout ce qu’on peut imaginer. La date de la prochaine catastrophe n’est pas fixée, mais je vous la promets. Le lieu ? Am stram gram, pic et pic et colegram… Surprise !

Cowboy

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5 commentaires pour Les secrets d’une sexualité réussie

  1. Alias dit :

    D’autant plus que quand on nous propose de sortir du nucléaire, il y a de quoi ricaner : on ne sait pas sortir du nucléaire !
    Confer la centrale de Brennilis en Bretagne, arrêtée depuis 1985 et toujours en démantèlement expérimental…

  2. Michèle dit :

    : le célibat
    ahhhhhhhhhhhhhhh
    le pied
    je me couche maintenant
    demain je me lève à cinq heures
    personne pour me dépecer *
    * http://img.over-blog.com/300×205/0/04/64/73/phoque-agonisant-copie-1.jpg

    bonsoir cowboy,

  3. anita dit :

    oui.
    C’est tout?
    Ben oui.
    Oui

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