L’affaire qu’hélas…

Non, mais vous me prenez pour qui M. Philippe Val ? Pour Voltaire ?

Halte aux cadences infernales, SVP. Pour Guillon, je n’ai rien dit, d’autres s’en sont chargés. Pour Porte, je me suis tu. De toutes façons, il n’y avait plus une chaise de libre dans son comité de soutien. Et maintenant, Dahan !!! C’est qui le suivant ? Bigard ? Gerra ? Guy Montagné ? N’en jetez plus, la cour est pleine.

Depuis que vous êtes monté en grade, vous avez perdu le sens commun. Votre beau bureau, votre fauteuil pleine peau, ça vous a tourneboulé le cabochon.

Je fus, en d’autres temps, votre lecteur passionné et votre auditeur attentif, admiratif, sur cette même antenne que vous présidez. Sous votre autorité, la liberté d’expression pouvait se promener en gentil coeur, sans gilet pare-balles. Vous étiez son chevalier servant, son bodyguard. Au premier écart, au premier manquement de respect à son égard, vous bondissiez à son secours, tel Cyrano à la Tour de Nesle. Avec la même classe, la même élégance et le même sourire insolent.

Aujourd’hui, vous nous refilez l’bébé. Soit. Seulement, faut bien vous dire qu’on n’a pas forcément votre talent et qu’il n’est peut-être pas utile de nous savonner la planche en prime.

Personnellement, je veux bien voler au secours de vos persécutés, de vos larynx muselés, mais je voudrais bien compter parmi eux quelques ténors ou quelques barytons.

“Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire”. Jusqu’à la mort ? Vous rendez-vous compte ? Vous m’imaginez promettre ça à Stéphane Guillon, à Mezrahi ou à Dahan ? Soyons sérieux. Parce qu’entre nous, si vous êtes exonéré du choix du premier, vous ne me ferez pas croire que Mezrahi ou  Dahan ont jamais trouvé grâce à vos yeux ? Pas à moi.

Pour l’instant, votre perversité s’acharne sur la tranche humoristique. Mais à ce rythme, je vous vois venir. Si on vous laisse faire, vous ne tarderez pas à confier la revue de presse à Maïté, la rubrique sciences aux frères Bogdanoff, le dossier médecine et santé à Rika Zaraï, la chronique économique à Loana et la météo marine à Finkielkraut. J’aurai l’air de quoi quand vous les aurez « remerciés’ et qu’il me faudra crier à la censure ?

On vous reproche de virer des gens comme des malpropres et je souscris à cette colère. Mais la mienne va plus loin et s’insurge contre votre propension à les recruter sans discernement.

 

 

 

PS je ne mettrais pas Didier Porte dans le même sac que les autres. Il n’en demeure pas moins que la chronique qui l’a disqualifié était pitoyable (et je crois savoir qu’il n’en serait pas particulièrement fier).

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