Il suffisait d’y penser

Observez attentivement ces deux clichés, pris à 80 ans d’intervalle.

La photo de gauche date de 1931. Nous sommes à la cantine de la crèche de Pézenas (Hérault). On y voit Mme Tronchet, assistante maternelle, qui s’affaire autour de Simone, 3 ans, Odette, 2 ans, Marcel, 2 ans, Raoul, 3 ans, et Etienne, 2 ans.

Regardons maintenant ensemble les mêmes, photographié(e)s en août dernier, à l’EHPAD* de Pézenas, lors de l’atelier de chant choral.

Les mêmes ? Pas tout à fait. Et si on reconnaît –au tout premier plan– Simone et Odette, à peine flétries par l’injure du temps, on chercherait en vain Marcel, Raoul et Etienne ?

Où sont donc passés Marcel, Raoul et Etienne ? me demanderez-vous. Ce à quoi je répondrai que vous vous fichez de ma poire.

Car vous m’avez compris. Oui, j’apporte ici, en deux images, la réponse définitive et péremptoire à l’épineuse question du financement des retraites. Une réponse de pur bon sens, une réponse marquée au coin de l’évidence dont on s’étonne qu’elle n’ait pas germé spontanément dans l’esprit des décideurs.

Incompétence crasse ? Manque de courage et de volonté politiques ? Allégeance au “politiquement correct” ? Refus obstiné de la parité ? Je me perds en conjectures mais je crois de mon devoir –après deux journées nationales de grève dont les effets dévastateurs mettent en péril une reprise économique encore hésitante– d’imposer un terme aux débats et d’en appeler enfin aux consciences de ce pays.

Oui, une réforme est nécessaire et cette réforme est possible.

Rappelez-vous. La proposition gouvernementale s’appuie sur un constat : l’augmentation de l’espérance de vie. Dont acte. En 2009, cette espérance de vie était de 77,8 ans pour les hommes et 84,5 ans pour les femmes. Est-il besoin d’être lauréat de la médaille Fields pour calculer que la différence est de 6,7 ans au bénéfice de nos conjointes ?

Vous faites peut-être encore semblant, vous regardez benoîtement vos chaussures mais avouez que vous y pensiez aussi.

 Oui, MA solution est LA solution et la voix que je fais entendre aujourd’hui est la voix de la sagesse, de la justice, de l’équité et de la réconciliation nationale. Pour que les Marcel, les Raoul et les Etienne jouissent demain des services des EHPAD, il faut et il suffit que les Simone et les Odette consentent un report unilatéral de leurs droits à pension de 6,7 ans. Ce serait faire injure à l’intelligence des femmes que de les croire incapables de se ranger derrière un raisonnement de simple sens commun.

* EHPAD : Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes.

Cowboy

Publicités
Cet article a été publié dans Divertissement, Politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s