L’inévitable et l’inacceptable (1)

(suite du précédent billet)

J’étais frustré d’un titre, c’eût été bête de gâcher, je le ressers aujourd’hui d’autant plus facilement que mes circonvolutions et digressions d’hier ne m’ont permis que d’effleurer le quart du dixième du commencement de mon raisonnement, comme de coutume, alambiqué.

“L’inévitable et l’inacceptable”. Mon idée est la suivante : quand l’inévitable devient inacceptable a-t-on encore le droit / le devoir de s’y soumettre ? Doit-on attendre sagement, docilement qu’il nous échoit ou doit-on regimber ? La réforme des retraites (telle qu’elle est envisagée) est inévitable ; elle est aussi inacceptable !!!

Elle est inacceptable parce qu’elle va à l’envers de l’histoire, de la civilisation et du progrès. L’objectif d’une société démocratique, avancée, civilisée, est simple : améliorer encore et toujours les conditions de vie des citoyens. On ne demande, au politique, rien d’autre. Faire en sorte que ma vie soit meilleure que celle de mon père et celle de mon fils meilleure que la mienne. Tout retour en arrière est “décadence”. Tout retour en arrière est IN-AC-CEP-TABLE ! Tu te démerdes comme tu peux, camarade, mais tu t’accroches au bastion et… no pasara. C’est la sempiternelle question des droits acquis. “Donné, donné, repris, volé, ventre percé !” disait ma grand-mère. Le progrès à l’encan. La retraite à 65 ans, une fois, la retraite à 65 ans, deux fois, qui dit mieux ? 60 ans à ma droite pour madame (pardon, à ma gauche). 60 une fois… 60 deux fois… j’adjuge. Marché conclu, “cochon qui s’en dédit”.

La question aujourd’hui n’est donc pas de savoir s’il faut augmenter la durée de cotisation ni celle du travail mais comment s’y prendre pour raccourcir encore les deux. Si, si ! Difficile ? Tu m’étonnes ! Utopique ? Et alors ? “Le progrès est la réalisation des utopies” (Oscar Wilde).

J’affirme, proclame et claironne que les termes du débat actuel sur les retraites sont biaisés, faussés, mensongers. “Nous l’allons montrer tout à l’heure” disait La Fontaine. Ici, ce ne sera peut-être que demain ou après-demain car je voudrais m’en tenir à la problématique “inévitable versus inacceptable”.

Chaque fois que dans le passé, on a cédé à “l’inévitable” en fermant les yeux sur son caractère “inacceptable”, on a écrit une page sombre de l’histoire. A l’appui de cela, deux exemples. Un, historique, le second, simplement anecdotique et conjoncturel, pour s’amuser un peu.

Exemple 1 :

Ainsi, en juin 1940, la défaite est-elle I-NE-VI-TABLE. Il faut mettre un terme au conflit. Sauver ce qui peut encore l’être. Maréchal, nous voilà ! La France entière est derrière lui. La France entière ? Pas tout à fait. Pour un certain Charles De Gaulle (et quelques autres), la défaite inévitable est IN-AC-CEP-TABLE. Vous connaissez la suite ?

Deux mille signes (espaces non compris). Désolé, on ferme.

La suite, demain, ou après-demain ou un de ces jours prochains…

Cowboy

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