Adagio pour crampons

Je n’en peux plus ! Trop, c’est trop ! N’en jetez plus, la cour est pleine !

De l’instant où j’ai mis les pieds par terre jusqu’à maintenant, ça n’a pas arrêté ! Depuis l’aube, sur toutes les radios, et encore tout à l’heure aux journaux TV, il n’y en a que pour lui.

Ah ça, on va finir par le savoir que le 31 mai 2009 est le 200ème anniversaire de la disparition de Joseph Haydn ! 106 symphonies, 62 sonates pour clavier, 13 opéras, 14 messes, des duos en veux-tu en voilà, des trios et des quatuors à la pelle, des concertos, des ceci, des cela jusqu’à plus soif.

Pensez qu’avec une production de cette envergure, ils s’en donnent à c(h)oeur-joie les annonceurs, les programmateurs, les folliculaires et les bateleurs en tout genre. Prêts à tout pour booster l’audimat, pour s’attirer les bonnes grâces d’un lectorat avide de culture chez qui le mélomane le dispute au philosophe. Et que j’t’andante par ci et que j’t’adagiote par là, et que j’te symphonise, oulalaaaaaa ! Quel matraquage ! Lâchez-moi cinq minutes !

Bon d’accord, c’était une pointure, le Joseph, mais un peu de retenue quand même ! Déjà qu’on a bouffé du Haendel à longueur d’ondes et d’antenne sous prétexte que 2009 est aussi le 250ème anniversaire de sa mort ! Où va-t-on ?

A force de célébrer les gloires du passé, on en oublie les vrais talents d’aujourd’hui. Tiens, c’est bien simple, avec tout ce tintouin, j’ai failli zapper l’évènement du jour –largement occulté par les medias : la victoire de Bordeaux en championnat de ligue 1. C’est pourtant autre chose, non ? Ça, c’est du bonheur, pas vrai ? De la bonne joie qui rassemble, qui braille fort et qui sent la bière ! Autre chose que ces empapaoutés à l’allure et à la dégaine de pingouins qui crachotent dans des tubes de cuivre ou qui font grincer des cordes sur des caisses de bois –aux formes, soit dit en passant, suggestives– en y frottant des boyaux de chats ! Enfin, il me semble. Non ?

Allez, à tous les lésés, les frustrés du ballon rond et de la France qui brait –pour cause d’anniversaire d’emperruqué engoncé dans sa fraise-, “The Cowboy and the Comtesse” offre les temps forts des matches Bordeaux – Caen et Marseille – Rennes.

Cowboy

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