Haro sur la droite (2)

Bon, le billet précédent, c’était juste un tour de chauffe, une mise en train. Très honnêtement, l’intention initiale était plus hargneuse, plus féroce, plus vindicative encore mais ce blog tournant un peu au ralenti, je craignais qu’une cyber durite n’éclatât.

Je suis rassuré et vais pouvoir donner libre cours à mes envies, à mes colères et mes détestations. Envie, jusqu’au second tour, de mettre la droite en charpie, de l’atomiser, d’en faire de la bouillie pour les chats, envie de l’emparouiller et de l’endosquer contre terre, de la raguer et la roupéter jusqu’à son drâle, la prateler, la libuquer et lui baruffler les ouillais. Comme ça, gratuitement –c’est bien plus beau quand c’est inutile– pour le fun, pour mon seul plaisir. De mon seul droit de diffuser impunément ma pensée délétère.

Jusqu’au second tour, cet espace va ressembler au zoo de Vincennes à l’heure du repas des lions. Je vais me la faire “gauche décomplexée” parce qu’il n’y a pas de raison.

Dans un pays où le chef de l’Etat, si petit soit-il, se permet de traiter le citoyen lambda de “pauvre con” (donc, symboliquement, moi-même), tout devient possible, tout devient réalisable. Je n’ai plus à civiliser mes colères. “Fais comme moi, lâche-toi, pauv’con” (1), me dit implicitement le premier magistrat de France. A la bonne heure !

Dans un pays où le Premier Ministre ose affirmer que l’augmentation du SMIC dévalorise le travail, l’effort et le mérite quand un Denis Gautier-Sauvagnac empoche € 1 500 000 pour détournement de fond, tout devient permis. Non ?

La “fracture sociale”, la montée de la “précarité”, ce gentil jargon néo-libéral, je le conchie. J’en fais une boule et la jette aux cabinets. J’assume et revendique l’héritage. Moi qui n’ai jamais été au PC, me prend l’envie de créer des Soviets, de réactiver la “lutte des classes”, d’appeler les hordes dépenaillées du Lumpenproletariat à descendre dans la rue. L’innovation lexicale, les euphémismes libéraux n’ont pas modifié la réalité. Il faut appeler un chat un chat.

A plusieurs reprises, j’ai lancé un jeu-concours qui n’a connu que peu de succès. Il s’agissait de porter à ma connaissance une seule mesure sociale, un seul élan progressiste, depuis le XIXème siècle, à mettre à l’actif du grand patronat ou d’un gouvernement de droite (sans, bien sûr, qu’ils soient poussés au cul par les cris de la rue). A ce jour, pas une seule bonne réponse. Il y a bien eu quelques tentatives timorées, mais peau de balle et balle de crin. Rien, nada, pas le quart du dixième d’un exemple à se mettre sous la dent. Des candidats ? Chiche ! J’attends. La case commentaire est prévue à cet effet.

On m’opposera l’état actuel de la gauche. J’en accepte l’augure. Pas le temps. On y reviendra.

(à suivre)

(1) “C’est çui qui dit qui est.”

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