Fonction suprême version 2008

 (la vidéo prévue ici n’est plus disponible suite à une réclamation d’une tierce partie pour atteinte aux droits d’auteur)

Je sais, je sais, on va trouver ça sur tous les blogs, dans tous les zappings, dans toute la presse, tout le monde va en faire ses choux gras. Une fois de plus. Ma contribution n’apporte rien, ne dit rien. Pourquoi en rajouter ici ? D’autant plus que je n’ai aucune intention d’argumenter, d’analyser. Je pose. Point barre. Alors pourquoi ?

Parce que ça m’est vital. Parce que j’ai un urgent besoin de sublimer, sans doute. Besoin de faire -comme qui dirait- mon deuil de l’évènement. Je ne suis pas “surpris”. Je suis, une fois de plus, “étonné” (pour la distinction, cf. “Nuances sémantiques“). Qu’on ne me parle pas de dérapage, qu’on ne me parle pas de “pétage de plombs” quand le dérapage, le “pétage de plombs” sont devenus la règle quotidienne.

Non, Sarkozy n’est pas énervé, Sarkozy n’est pas excédé, Sarkozy est Sarkozy. Il exprime ici sa NATURE. Il s’exprime comme il s’exprime en privé, tous les jours, dans les couloirs de l’Elysée, avec cette vulgarité indécrottable que lui dictent les 300 mots de vocabulaire dont il dispose.

Sarkozy est un cas pathologique. Sarkozy ne respecte rien ni personne parce qu’il ne se respecte pas lui-même. Avocat, on murmure qu’il avait la réputation, parmi ses pairs, de cacher sous sa robe, une éthique et un sens moral plutôt douteux. Rumeurs ? Peut-être. Jalousie ? Sûrement (mais de quel talent ?). Qu’importe. Faisons court. Sarkozy est un Rastignac sans Balzac –qui, pourtant, question style…

Sarkozy sait, fondamentalement, qu’il n’est rien, qu’il est un petit, un minuscule, un vulgaire, un paltoquet indigne de sa fonction et “étonné” lui-même d’y être parvenu. Comme moi, Sarkozy a placé un “post-it” sur sa table de chevet. A une différence près. Sur mon “post-it”, j’ai noté simplement : “Sarkozy est président de la République”. Comme ça, chaque matin, alors que je crois l’avoir rêvé, j’en reçois le rappel cinglant dès que j’ouvre les quinquets. Sur le sien, Sarkozy a dû noter : “Je suis président de la république”. Simple nuance énonciative. Mais pour lui aussi, c’est important, ce rappel.

Sarkozy est un petit et il le sait. Le petit encéphale sait bien qu’il est petit encéphale. Au fond. Il doit bien se cacher, parfois, pour en pleurer, s’agacer, s’énerver, trépigner. Sarkozy sait qu’il ne fait pas le poids, qu’il ne le fera jamais. Le secret de sa réussite est dans la vitesse (et dans la bêtise ambiante aussi). Il ne connaît sûrement pas Einstein mais on a dû lui en parler, lui faire une note. C’est pour cela qu’il va vite, très vite. Il sait que la vitesse augmente la masse. Sa vitesse, seule, lui donne son poids, son équilibre, fragile, et chaque jour, plus fragile encore.

Sarkozy ne dérape jamais, il panique, souvent.

Il n’y a qu’à attendre le premier vrai obstacle. Il viendra.

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