Et Viva Attali !

Attali ! Attali ! Attali !

“Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom”

ATTALI !

Oui, Jacques… tu permets que je t’appelle Jacques ? Tu permets que je te tutoie, je dis “tu” à tous ceux que j’aime (c’est pas vrai d’ailleurs). Approche, mon frère et embrasse-moi.

Oui, Jacques, souffre que mon larynx scande ton nom jusqu’à ce que mes cordes vocales, écarlates, en soient tétanisées : Jacques, Jacques, Jacques ! Pour toi, Jacques, je serai l’Antoine Doisnel de la blogosphère :

“Jacques Attali, Attali Jacques ! Jacques Attali, Attali Jacques !

Jacques, tu es l’âme, la conscience, l’honneur de la gauche, tu es le beau phénix renaissant des cendres du PS.

Oui, Jacques, je l’avoue, j’avais médit de toi : j’avais sali ton nom et t’avais traité de traître. Pardonne-moi mes offenses comme je pardonne à mes semblables qui t’ont offensé.

Je te prenais pour Iago, tu es le Che. Tu es Jeanne d’Arc, Pancho Villa et Machiavel réunis. Tu es notre Brutus aussi qui brandit très haut l’épée rougie du sang de la droite infâme. Tu es le Judas roboratif, tu es la Cinquième Colonne, tu es la putain héroïque, celle qui offre son corps à l’occupant pour endormir sa vigilance tandis que Guingouin est en train de saboter les rails !

J’avoue qu’en voyant leurs têtes, j’avais pensé à Lombroso et à ses théories sur la morphopsychologie. Comment, me disais-je, une seule idée forte peut-elle sortir de ces encéphales ?

Imbécile que j’étais, je me trompais. Jacques, pour abuser de la naïveté, de la bêtise des méchants, tu as fait le don de ta personne. Tu es allé jusqu’à t’aliéner l’affection, la fidélité des tiens. Tu as marché sous leurs crachats, humble mais déterminé, tout investi que tu étais de ta Mission Suprême ! Ta victoire était à ce prix. Pour concevoir plus de 300 propositions de chiottes à jeter dans les pattes d’une droite en panne d’idées neuves, il te fallait les meilleurs. Tu as su les trouver. Tu as recruté patiemment chacun d’eux. Sur photo ? sur CV ? sur entretien ? Pas un ne t’a manqué en tout cas et à aucun moment, ta lucidité ne t’a fait défaut.

Quel art achevé du déguisement ! Sur cette photo, je voyais la Milice, c’était l’Orchestre Rouge !

Le 23 janvier 2008, ceint de tes trois cent et quelques propositions explosives, tu as franchi les portiques de détection de l’Elysée. Ils n’y ont vu que du feu. Calmement, avec un sang-froid de Jihadiste, tu as déposé ta bombe. “Mèche courte !” aurait dit James Coburn en souriant.

“Boum !”

Chapeau l’Artiste !

Dans cinq semaines, la Victoire de la gauche sera TA victoire.

Merci, Jacques !

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