€ 5 000 000 000

Quand je l’ai écrit, j’ai été un peu déçu : € 5 000 000 000… Il n’y a jamais que neuf zéros. A les écouter évoquer l’affaire à la radio, je m’attendais à deux ou trois lignes. D’autant plus qu’au départ, ils n’étaient pas très sûrs du montant. 5 000 000 000 ou 7 000 000 000 ? Il y a eu un temps de flottement. Apparemment, ça ne faisait guère de différence de toutes façons. Comme quoi deux milliards, c’est pas grand chose. Donc, je me suis dit que 5 000 000 000, ça ne faisait que deux fois et demie pas grand chose. Ce n’était peut-être pas la peine d’en faire un fromage.

Finalement, c’est bien 5 000 000 000. Les deux milliards de trou en plus, c’est la crise des subprimes. Il semblerait qu’on ait pensé un moment les mettre sur le compte du courtier indélicat et puis on a senti que la ficelle était peut-être un peu grosse. On a donc repris les calculettes et on a arrêté le montant à 5 000 000 000.

A force d’insister à longueur de flashes-info, on a fini par me convaincre. 5 000 000 000, c’est E-NOR-ME, EF-FRAY-ANT ! D’après Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, c’est l’histoire d’une fraude “inouïe”. On se demande même comment cela a été possible. Avec toutes les sécurités qu’il y a, pensez donc ! Paraît que ça durait depuis un an et qu’on n’y a vu que du feu. C’était un malin le Jéjé !

D’après un article du Monde du 25/01, ce n’est que le “vendredi 18 janvier, lors d’un contrôle de routine (sic) dans la salle des marchés, que l’inspection des risques aurait repéré quelque chose d’anormal” (NDLR j’aime beaucoup l’expression “inspection des risques”).

Parenthèse : notez bien la date… 18 janvier… donc avant la dégringolade. Ce qui veut dire qu’on a attendu avant de s’affoler. Si au lieu de plonger la bourse avait monté… le Jérôme aurait pris du galon, non ? Mais bon…

Un contrôle de routine !!!!! Vous avez bien lu. Au bout d’un an !!! A se demander si ce ne sont pas les fraudes qui sont “de routine” et les contrôles “exceptionnels”, non ?

En tout cas, de deux choses l’une. Soit on nous raconte des craques et on met une gestion délirante sur le dos d’un lampiste (avec, éventuellement, sa complicité), soit il est effectivement possible qu’un type seul mette des banques et des bourses à genoux. Dans les deux hypothèses, on est mal.

Cowboy

Publicités
Cet article a été publié dans Divertissement. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s