Putaing… cong !

Sébastien Chabal écoutant la lettre de Guy MôquetOn a perdu ! Je le crois pas. Et attention, pas contre des rugbymen, pas contre les Anglais ou les Z’All Blacks ! Pas contre des princes de l’Ovalie ! Non, non, contre des danseurs de tango !!!! Contre des types qui font deux pas en avant pour trois en arrière !!!!! Qu’on se demanderait même comment ils ont pu atteindre notre ligne de but !! J’en suis malade !

Remarquez, je n’ai pas regardé le match. J’ai toujours eu du mal à gérer mes émotions et j’ai préféré m’abstenir. A mon âge, il n’est pas prudent de s’exposer le coeur. Pour m’occuper l’esprit, pour tromper l’attente, j’ai lu la dissertation de 1770 d’Emmanuel Kant tout en me bouffant les ongles :

« DE LA FORME ET DES PRINCIPES DU MONDE SENSIBLE ET DU MONDE INTELLIGIBLE

« En ce qui concerne un composé substantiel, l’analyse ne prend fin que si elle atteint une partie qui ne soit plus un tout, c’est-à-dire le SIMPLE ; de même, la synthèse ne peut être achevée qu’en parvenant à un tout qui ne soit plus une partie, c’est-à-dire au MONDE. »

J’ai tenu les quatre-vingts minutes du match sur ce seul paragraphe. J’avais les mains en sang. Puis j’ai allumé la radio et écouté le « flash infos » de 23h. J’ai su tout de suite, au son de la voix, qu’on avait pris la pilée. Avant même que le journaliste ne l’annonce. J’ai passé une nuit d’enfer.

Mais il y a un temps pour la douleur. Ce matin, je m’étais ressaisi. Il allait falloir m’expliquer. J’ai ouvert les journaux, allumé la télé. Je voulais voir la seule chose qui m’apporterait un peu de réconfort : la tête de Bernard Laporte au bout d’une pique.

Sébastien Chabal ou l'émotion incarnéeEt puis l’explication est tombée. Elle est venue par la voix de Laurent Benezch, le consultant de l’Equipe :

« Le problème est que l’encadrement a voulu en rajouter et a fait lire au groupe la lettre de Guy Môquet. Ce qui a créé un surplus d’émotion, les joueurs avaient les larmes aux yeux. Le match était quasiment cinq heures après. »

Oui, oui, vous avez bien lu !!!! On a fait lire la lettre de Guy Môquet à nos p’tits gars, cinq heures avant le match !!!!! Rien que ça. Pendant qu’en face, j’vous l’donne en mille, l’entraîneur des Pumas déclamait à ses joueurs une déclaration de Margaret Thatcher à la veille de la Guerre des Malouines, sur fond musical d’enregistrements a capella effectués à l’Ecole Supérieure de Mécanique de la Marine lors de la Coupe du Monde de football de 1976. On n’avait plus aucune chance.

Pourquoi ne pas leur avoir fait faire du macramé ou du point de croix dans les vestiaires tant qu’on y était ????

Je le dis tout net, il y a erreur de casting. Des changements s’imposent à la tête du staff tricolore. Et ils s’imposent d’urgence. Dehors les fiottes ! Dehors les mous du genou ! Il faut sans plus attendre confier l’entraînement du Quinze de France à Fadela Amara qui déclarait, en conseil des ministres, devant ses collègues ébahis, sous les lambris et les ors de la République, face au portrait rosissant d’une Marianne tout émoustillée :

« On va pas se la jouer, j’vous l’dis très cash, il est hors de question de s’la raconter sur la question des banlieues, le plan « tolérance zéro » contre la glandouille est lancé ».

Ça, c’est parler en homme ! Ça c’est parler en Ministre ! Ça c’est parler en responsable républicain ! Ça c’est parler en entraîneur !!! Et croyez-moi, on leur aurait causé comme ça à nos Bleus, les Pumas, on en faisait des descentes de lit !

CowboyCowboy

—————————————

ANNEXE

La lettre de Guy Môquet, fusillé le 22 octobre 1941 près de Chateaubriant.

Guy MôquetMa petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino (1). Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.
A toi, petit Papa, si je t’ai fait, ainsi qu’à petite Maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée. Un dernier adieu à tous mes amis et à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi ! Ma vie a été courte !
Je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.
Je vais mourir avec Tintin, Michels (2).
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi Maman, Serge, Papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant.
Courage !
Votre Guy qui vous aime.

Dernières pensées : Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !

—————-

(1) Roger Sémat et Rino Scolari, autres jeunes prisonniers.
(2) Jean-Pierre Timbaud, secrétaire de la Fédération CGT des Métallos. Charles Michels, député communiste du XVème arrondissement.

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23 commentaires pour Putaing… cong !

  1. MonNomEstPersonne dit :

    T’es trop fort cowboy. On se connaît pas, mais tes articles me plaisent. Et puis, t’as l’air de t’y connaître en hommes.

    T’étais pas du glorieux 22ème d’infanterie ? Dans la chambrée, entre potes, à lire Schopenhauer avant de partir tels des héros grecs à l’assaut de la cantine. Y avait un mec qui était un dingue de Kant. Un peu comme toi.

    Le monde fout le camp, cowboy. T’as raison, Laporte est une tapette, comme son pote le schtroumph (Le joggeur).

    Je te fais un aveu : Villepreux me manque.

  2. Cowboy dit :

    J’te connais pas non plus (surtout que ton nom est Personne) mais je t’aime déjà. 🙂

    PS le fan de Kant au 22ème, c’était pas moi. En fait, je crois qu’on est deux et on nous confond souvent. Et tiens… tu me fais regretter de ne pas avoir cité Schopenhauer, parce qu’au fond, je préfère.

  3. MonNomEstPersonne dit :

    Dommage que cela ne fût pas toi, cowboy. Le monde est si petit. Je me rappelle les virées dans les tavernes avec lui, le kantien, à taquiner la gueuse tout en lui lisant de l’Hölderlin pour l’émouvoir, ferraillants moi, lui, prêts à dégainer quand la gueuse happée par les sonnets du poète nous entrouvait la porte de son petit paradis.

    L’âme argentine est superbe cowboy. Je te conseille Osorio, « Luz ou le temps sauvage ».

    Laporte ressemble à son maître, le schtroumph. Ils ne comprennent rien à l’Histoire, au temps. Pour eux, Il ne sera pas facile de perdre avec gloire.

  4. Cowboy dit :

    « Luz ou le temps sauvage ». Merci, c’est noté. C’est comme si c’était lu. En plus, je viens de vérifier, c’est édité chez Métallié… Que du bon !

  5. bob dit :

    Cow Boy, si je partage votre souci légitime d’aller au fond des choses pour remobiliser notre XV de France défaillant et lui redonner sa détermination et sa dignité malmenée, j’ai peur que la lecture de ce paragraphe de Kant comme moyen d’analyse de leur défaite ne les laisse un peu perplexes et ne les désoriente encore plus.
    Peut-être qu’un message plus traditionnel, mais qui a fait ses preuves, pourrait les pousser à relever la tête : « les Irlandais ont dit que les Français étaient tous des gros pédés ».
    A voir et à évaluer, tant la psychologie des joueurs de rugby est fine et délicate.

  6. Benjamin dit :

    wesh wesh, sartek, sur la vie de ma reum, elle déchire grave la meuf Fadela !  

    Cé du lourd koi, du son grave de lieuban et cé vré qu’elle les nikeré tous, ces fiottes !

    En tout cas elle a bien pigé, elle se situe dans le registre « racaille, kärcher ». Dans la commission de révision de la Constitution avec Balladur et Lang, ça aurait un peu détonné. Edouard se serait étranglé dans sa tasse de thé. Mais avec Nico…

    __________________

    Non mais sérieusement… J’avoue que j’ai pété un câble sur mon propre blog. Assimiler UN JEU aussi « sérieux » soit-il à la résistance contre le nazisme !

    MAIS OU VA-T-ON, LA ?

  7. Cowboy dit :

    Benjamin,
    Je reviens de votre blog et de quelques autres sur lesquels on s’insurge -à juste titre- contre cet amalgame immonde, cette OBSCENITE. Je m’en réjouis. Sur la plupart de ces espaces pourtant, affleure encore et toujours cet amour (ou du moins cet intérêt viril) pour le sport. Je ne peux y adhérer. Je conchie le sport en bloc.
    Au passage, ce qui est intéressant, c’est les raisons qui ont poussé ces crétins majuscules à lire cette lettre (je doute en effet que les joueurs aient été capables de la lire eux-mêmes). Or je crois hélas que ça a été fait en pleine, en TOTALE conscience. Pour les sportifs, OUI, le sport, c’est la guerre. Par ce dérapage, ce mélange odieux des genres, ils l’avouent. NON, NON, NON, « je vous le dis très cash, il faut arrêter de s’la raconter sur la question du sport », il faut que les passionnés de sport le reconnaissent enfin, qu’ils acceptent l’aveuglante vérité, qu’ils se l’avouent une bonne fois pour toutes. Le sport, au fond de leurs têtes, n’est pas, n’a jamais été un jeu, jamais un lieu, un moment d’échange, de partage de valeurs. Le SPORT, C’EST LA GUERRE, une forme de guerre confortable, certes, où on ne risque pas sa peau, mais guerre tout de même. Leur maître à penser à tous (le fascisant Pierre de COUBERTIN) ne le disait-il pas (désolé pour les fidèles, puisque déjà cité 3 fois sur ce blog) :
    « LES SPORTS FONT FLEURIR TOUTES LES QUALITES QUI SERVENT A LA GUERRE ».

  8. Benjamin dit :

    Honte à moi, Cowboy et j’espère que vous ne me bannirez pas de ce blog après cet aveu douloureux, mais j’ai joué au rugby et j’ai adoré cela (alors que l’ambiance foot, même dans les petits clubs de banlieue, ça m’a toujours débecté). Et je ne faisais absolument pas « la guerre ». Non non, je vous assure. Mais je n’avais pas un Laporte pour me hurler dans les oreilles (ça je n’aurais pas pu). On se fichait pas mal du résultat et c’était heureux, parce qu’on perdait à peu près tout le temps.

    Et je monte encore parfois sur ma bicyclette en me dopant aux abricots secs, pour le plaisir de transpirer un peu (et tout seul, je ne fais pas la course!)

    Cela dit, si on raisonne en terme de « tendance lourde » pour parler comme un économiste (autre espèce nuisible à de rares exceptions près), je dois hélas constater que votre logique est absolument implacable.

    Reconnaissez toutefois que chaque être humain, aussi proche de la perfection soit-il, a une faille dans sa carapace d’excellence. Moi, c’était le rugby jusqu’il y a peu de temps.

    Me pardonnerez-vous, maintenant que les récents abus m’ont fait voir la lumière ?  

    ___________

    Pourquoi « fascisant » pour Coubertin ? Vous pouvez carrément écrire « fasciste » et « raciste »

    Cette modération m’étonne, chez vous. Je vous assure qu’on peut transpirer sur un vélo pour le plaisir sans avoir le moins du monde cette engeance comme « maître à penser ». Et que s’il fallait obligatoirement adhérer aux discours de cet individu pour pédaler, je préfèrerais encore des cannes anglaises jusqu’à la fin de mes jours !

  9. Cowboy dit :

    Benjamin,
    Vos contradictions (j’en suis moi-même pétri) ne me choquent nullement.
    Maintenant, ce dont vous me parlez relève davantage de l’activité physique que du sport proprement dit. Je n’ai rien contre l’activité physique et le corps parfait que j’exhibe quotidiennement aux regards en est la preuve 🙂 🙂
    Ceci dit, pour Pierre de Coubertin, vous m’avez percé à jour. J’avais bel et bien écrit FASCISTE et non fascisant dans un premier temps. C’est simplement parce que je sentais que j’avais la main un peu lourde contre le sport que j’ai voulu -je regrette cette concession- adoucir un peu mes outrances.
    Vous ne serez pas banni de ce blog. Vous en êtes un aiguillon bienfaiteur et revigorant.

  10. Cowboy

    Au début je n’avais pas saisi. La raison est simple : ayant peu d’intérêt pour la chose sportive, je ne suis pas un fan de l’actualité qui en découle. Après avoir lu votre billet, puis les échanges inspirés, je suis allé sur le site de Benjamin. Je n’en croyais pas mes yeux. La chose est bien avérée. Guy Môquet au milieu des vestiaires, sentant le sport et l’effort, transpirant la surchauffe, est source d’inspiration pour mener l’équipe à la victoire! De la lecture de tout cela, il ne me reste qu’à constater. Le vieux Théophile Gauthier l’a écrit bien avant nous : L’esprit de l’homme n’a point de bornes en ses aberrations.

    Pierre R. Chantelois
    Montréal (Québec)

  11. Cowboy dit :

    Rappelez-vous aussi, Pierre, ce que disait Alphonse Allais :
    « Il faut être indulgent avec l’homme, surtout si l’on considère l’époque à laquelle il a été créé ». 🙂

  12. « Reconnaissez toutefois que chaque être humain, aussi proche de la perfection soit-il, a une faille dans sa carapace d’excellence. Moi, c’était le rugby jusqu’il y a peu de temps. »
    Pour Cowboy, ce sont les échelles. Chacun sa symbolique.
    Pardon de déranger. Je retourne dans ma cuisine. Je vous laisse entre hommes.

  13. Cowboy dit :

    Vous avez raison JHMV. A chacun sa symbolique. A chacun selon ses besoins, à chacun selon ses capacités. Ma nature m’entraîne vers les sommets (dont l’échelle n’est que la fragile métaphore), la vôtre vous guide vers la cuisine. 🙂 🙂
    Mais non, mais non, ne faites pas cette tête, je plaisante pour faire le kéké.
    D’autant plus que si c’est la cuisine qui vous inspire des textes du calibre de votre dernier billet, je cours me renseigner où se trouve la mienne toute affaire cessante.

  14. Benjamin dit :

    Pour Pierre Chantelois, j’ajoute une citation nettement plus triviale. Comme Nicolas S, « je ne suis pas un intellectuel, moi » (qu’il dit)

    « les cons, ça ose tout; c’est à ça qu’on les reconnaît »

    (Michel Audiard)

  15. Françoise dit :

    « Nos actions sont des essais pour voir si telle impulsion ou telle autre y trouve encore son plaisir, jusque dans l’inextricable, manifestations ludiques de l’impulsion qui nous porte à l’activité, mais que la théorie des fins nous fait misinterpréter et comprendre à faux. »
     — Nietzsche, Fragments posthumes, Printemps-automne 1881

    Pour tenir (sans télévision) le temps d’un autre match. 🙂

  16. J’ai tout bien compris ce qu’elle a dit Fadela. Par contre, avec Kant j’ai plus de mal … il a pas été traduit ?… (en français je comprendrais p’t’être mieux ;-))

  17. Benjamin dit :

    Si! Si! Il y a bien pire que la rugbymania.

    Extrait de Libération, à propos du « match » Italie-France

    «Hardcore». Samedi, il s’est égaré dans les travées du stade San Siro ; cette sorte de Titanic lumineux tout en verticalité où règne un bruit infernal, et qui dégage un léger sentiment de claustrophobie. Autant le dire : on aurait mieux fait de s’en tenir au terrain. On a quand même assisté à des scènes un brin ­ hardcore, entre la poupée gonflable revêtue d’un maillot de Zidane et cette provocation adressée en français par un tifosi – crâne rasé, lunettes noires – à une supportrice des Bleus : «La mamma de Zidane est une pute. Pas la sœur, comme l’a dit Materazzi : la mamma.» La fille est restée pétrifiée. Ambiance.

    L’hymne tricolore a été sagouiné par les sifflets : depuis les tribunes, il était impossible de se rendre compte que l’on était en train de le jouer. Le défenseur droit milanais Massimo Oddo : «J’ai honte.» Son pendant à gauche, Gianluca Zambrotta : «Tous les joueurs de l’équipe se sont relayés depuis une semaine devant les médias pour dire qu’il fallait respecter les Bleus, et voilà le résultat.» Le gardien Gianluigi Buffon, qui a passé un long moment à s’expliquer là-dessus : «Il faut respecter la culture sportive de ceux qui viennent jouer chez nous. Faute d’applaudir, il importe au moins de rester silencieux. Il faut sensibiliser les gens à leur propre histoire, c’est le seul moyen d’éviter ça. On doit quand même pouvoir faire un peu mieux.»

    Assurément, mais on a flairé quelque chose d’autrement profond, d’autrement grave : les cris de singe qui ont parfois accompagné les prises de balle de Vieira et d’Anelka. Ceux-là, personne ne veut les entendre. Personne ne voulait les entendre non plus en octobre dernier au Hampden Park de Glasgow où les Bleus s’étaient inclinés (0-1). Comme personne n’avait voulu voir la banderole raciste – une carte de l’Afrique coloriée en bleu-blanc-rouge et surmontée de l’inscription «Bienvenue en Europe» – brandie en mars dans l’enceinte bucolique du Steponas Darius et Stasys Girenas Sport Center de Kaunas, en Lituanie, où l’équipe de France s’était imposée (1-0).

  18. Cowboy dit :

    Françoise,

    Figurez-vous que cette pensée de Nietzsche est, mot pour mot, ce que je me dis à chaque fois que j’ouvre le tableau de bord de ce blog et que je m’apprête à encombrer la blogosphère de mes élucubrations et raclures.

    ————-

    Benjamin,

    Certes, votre article n’est sans doute pas une révélation pour quiconque observe le spectacle pitoyable et réitéré du sport, mais ça fout quand même dans de ces colères… au point que j’ai bien envie d’en mettre une deuxième couche.

  19. Benjamin dit :

    Non mais je suis tellement soulagé et tellement content d’avoir obtenu votre absolution après mon aveu… Alors je fais du zèle!

  20. totem dit :

    Bigre, ça cause de sport, de guerre, de Kant, une vraie tempête de cerveau…en prolongement, l’interwiev de Philippe Lemoine dans Libé de ce samedi: « La pensée est le seul moyen de domestiquer la volonté de puissance ». L’espoir de sortir du cercle vicieux de la sarkozie, ou même une ministre clame qu’il faut arrêter de penser, est peut être à notre portée. Le sus dit déclare même que la France est dans une période prérévolutionnaire!

  21. Titania dit :

    Oui, bon, la conjuration des érudits que vous êtes tous a quand même oublié un détail qui me semble primordial à propos de la lettre de Guy Môquet, puisque tout a commencé là s’il m’en souvient bien. La raison pour laquelle on leur a lu cette lettre, à nos chers petits camarades tout de bleu vêtus, c’est que leurs hautes instances croyaient que ledit Guy Môquet n’était autre qu’un des anciens joueurs qui avait rendu une équipe adverse quelconque furieuse! Et c’était une façon fort bien déguisée de leur dire: »Allez-y les gars, vengez notre copain qui s’est fait déchirer sa race! » Sauf que la stratégie s’est révélée moisie, voilà tout. Quant à parler de racisme et de fascisme dans le sport, je me demande bien où vous êtes allés pêcher ça. Je peux vous dire, moi, en direct-live d’une grande ville du sud-est où la minuscule et inconnue équipe de foot locale est comme un membre de la famille, que jamais ôôô grand jamais je n’ai entendu la moindre insulte ou même suggestion un tantinet taquine avec l’homme au teint doré par le soleil.

  22. Cowboy dit :

    Ah, tu me rassures Titania ! C’est l’autre aussi, ce Benjamin, y voit le mal partout. 🙂

  23. tachedencre dit :

    depuis quelques jours je me dis quand même il faut que je me la procure cette lettre de guy mo, il faut que je la lise cette missive lacrimogène, et paf au moment où je ne m’y attends pas, poum d’un coup d’un seul, la voilà ! merci Cowboy… je ne regrette pas mon voyage interblogal (long long long il en faut du temps libre pour se documenter sur la vie parallèle des blogueurs en liberté webique !) , j’ai enfin lu la lettre de guy mo… moi qui croyais vu qu’on luia dédié une station de métro que c’était un grand homme de la troisième république, je ferais bien de réviser mes classiques !
    p****n ! dix-sept ans !! neuf de plus que mon fils à moi…
    c’est de l’Histoire Ancienne comme on dit

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