Message perso

Tilia platyphillasCeux qui ont lu le billet consensuel du 16 mars 2007 sont au courant. H. et moi devions élaguer le tilleul. C’est fait. Mais ceux qui ont un tant soit peu d’intuition linguistique, auront relevé le rhétorique imparfait « H. et moi devions« . Ils pressentent l’arnaque. Ils pressentent bien. Ce fils de… a bien porté la grande échelle et la lourde cisaille. Seulement, je me le suis cogné tout seul, le Tilia platyphyllas. Au péril de ma vie. « Je reviens en début d’après-midi et on s’y met », avait promis le fourbe en se crachant déjà dans les mains. Il s’est pointé sur le coup des 19h ! L’arbre était glabre. Seul, je m’étais hissé jusques au faîte, dans la suprême canopée. Pendant des heures, les jambes flageolantes, j’avais vu le sol tourner tout en bas. Chaque fois que je baissais la tête, j’apercevais le dessin à la craie de mon corps disloqué que les experts ne manqueraient pas de tracer après ma chute (sûr qu’ils allaient en c… pour dessiner à la craie sur la pelouse, mais après tout, c’est leur boulot).

Vingt-quatre plus tard, je suis fourbu, moulu. N’entretenant par principe que des rapports cordiaux avec l’activité physique (bonjour, bonsoir, chacun chez soi – cf. « Panem et circences I, II et III » sur ce blog), l’exercice m’a laissé sur les rotules.

Que ce chien galeux, ce chacal, cette hiène puante soit maudit et que soit maudite sa descendance jusqu’à la quinzième génération !

Par sa faute, ce blog a failli se taire à jamais. Ce jour maussade consacre sa renaissance. Il marque mon retour, ma survie triomphale. Qu’il soit aussi l’occasion de la mise à mort littéraire du traître.

Je lui dédie, pour commencer, cette « Réponse des Cosaques Zaporogues au sultan de Constantinople » (« La chanson du mal-aimé », Alcools, Guillaume Apollinaire) :

(…)
« Plus criminel que Barrabas
Cornu comme les mauvais anges
Quel Belzébuth es-tu là-bas
Nourri d’immondices et de fange
Nous n’irons pas à tes sabbats

Poisson pourri de Salonique
Long collier des sommeils affreux
D’yeux arrachés à coups de pique
Ta mère fit un pet foireux
Et tu naquis de sa colique

Bourreau de Podolie Amant
Des plaies des ulcères des croûtes
Groin de cochon cul de jument
Tes richesses garde-les toutes
Pour payer tes médicaments »

Pour faire bonne mesure –et s’il faut vous le décrire encore-, je publierai ici de larges extraits d’un texte-hommage que je rédigeai à l’occasion de son cinquantième anniversaire –voici plus de quarante ans déjà. Ce texte ne parlera guère qu’à lui et à ceux qui ont le triste privilège de le connaître –mais ne s’en vantent pas. Aux autres, il donnera, une idée de l’infâme bonhomme même si, à bien des égards et en comparaison de l’original, ce portrait reste une hagiographie.

Le texte est de surcroît inédit dans la mesure où l’insensé, le bellâtre, dans un ridicule sursaut d’orgueil, avait purement et simplement annulé la célébration de l’évènement, pensant qu’il pourrait ainsi suspendre le vol du temps, différer son injure qui, pour ce qui le concerne du moins, ne mâche pas ses « maux » et emploie, à le détruire, un zèle extravagant et superflu.

Ode à H…

Il a l’élégance sommaire,
Le verbe haut, les pieds en bas,
Le front mangé par le désert,
Et pour n’en rien faire dix doigts.

Il défend partout la nature,
Preuve qu’il ne lui en veut pas,
Même s’il préfère France-Culture
Que souvent il ne comprend pas.

Il lit toutes les premières pages
De livres qu’il achète au poids,
Comprendre ça le met en nage,
Aussi ici il vient parfois

Pour entendre sur toute chose
Des avis sûrs, autorisés,
Auxquels, par principe, il s’oppose,
Mais qu’il savoure en aparté.

Qu’un texte le mette en extase,
Il accourt immédiatement
Me refiler les métastases
De son rustique entendement.

Ainsi m’apprit-il, hystérique,
Qu’l’bordereau d’ensemenc’ment
Dans l’Egypte Ptolémaïque
Par Vidal-Naquet, c’est dément !

Quand il avance une idée saine,
Pour tout dire une fois sur cent,
Il faut, pour pas lui faire de peine,
Émettre un avis différent.

Car il aime la controverse,
La confrontation, l’argument,
Scrupuleusement, à l’inverse
Du bon sens il va militant.

Dans des discours interminables,
Il pérore des heures durant,
A taper du poing sur la table
Et à siffler mon Frontignan.

Et cependant qu’il gesticule,
Je lorgne les heures au cadran,
Sur ma chaise frotte mon cul,
Le chat cherch’ à foutre le camp.

Le tir nourri de ses fadaises
Me laisse l’esprit eau et sang,
Le tapis lui a droit aux braises
De sa clope ou au Pineau blanc.

Vienne la nuit sonne l’heure
Pour chacun d’aller se coucher,
A force de bâiller, je pleure,
Il aborde un nouveau sujet.

Quand à la minuit vers la porte,
J’arrive à le rapatrier
En gueulant le Diable t’emporte,
C’est que l’on est enfin fâché.

Commence alors la quarantaine,
Comme un long reproche muet,
Passent deux trois quatre semaines
Sans qu’on ne lui voit le toupet.

Puis un soir, le vent le ramène,
Il garde encore un oeil fâché :
« On t’a pas vu à la quinzaine
De la culture en liberté ».

L’évènement était énorme
Et afin de n’en rien manquer,
En deux exemplaires, dans les formes,
Il avait posé des congés.

Il a vu une pièce hors normes
D’un fameux auteur sri-lankais,
Sur le thème du mexaforme
Et sur la tripe ses effets.

La mise en scène était superbe,
Le texte absent mais suggéré,
Un plateau, un acteur imberbe,
Entre deux chaises et un balai.

Il parle, parle, il déblatère
Ah ! le théâtre cyngalais !
On y retrouve tout Molière,
Patiemment, j’écoute et me tais.

Qu’il m’emmerde, qu’il m’exaspère,
Pas de doute, mais c’est un fait…
Qu’il a des vertus singulières
Dès qu’on s’met à le comparer.

Et puis son âme est généreuse,
Quand parfois, tout petitement,
Elle grignote, laborieuse,
La croûte d’un raisonnement.

C’est beau, ça fait plaisir à voir,
Cet esprit sans disposition
Tendre le cou vers la mangeoire
De mes supérieur’s opinions.

Il a l’élégance sommaire,
Le verbe haut, les pieds en bas,
Le front mangé par le désert
Et pour n’en rien faire dix doigts.

PS afin que le lecteur occasionnel ne se sente pas exclu de « ce règlement de compte », je lui propose le petit jeu-concours que voici :

Le superbe poème que vous venez de lire emprunte deux vers à deux célèbres poètes français. Saurez-vous les repérer et les situer dans l’oeuvre de ces poètes (NB un de ces vers a été légèrement modifié). Afin de susciter la participation la plus large, 4 prix récompenseront les 4 premières réponses (les ex-aequo seront départagés par tirage au sort en présence de maître Jaunâtre, huissier de justice) :

1er prix : 1 heure avec H.
2ème prix : une demi-journée avec H.
3ème prix : une journée avec H. + boules quiès.
4ème prix : une semaine avec H. + un révolver.

Vos réponses sont à envoyer « en commentaire » jusqu’au mardi 20 mars 2007, à minuit, horaire du serveur faisant foi. La liste des lauréats et les réponses au concours seront publiées sur ce blog le mercredi 21 mars à 18 h.

CowboyCowboy

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21 commentaires pour Message perso

  1. Il ose en plus nous mettre le résultat de son massacre sous les yeux!!! C’est quoi, ces horribles moignons! L’élégage, c’est au grand maximum 20% de l’arbre. M’enfin!

  2. toundramante dit :

    AAAAARGHT !!
    Quelle horreur !!
    Quelle horreur, quelle horreur, quelle horreur !!
    Mais… mais… c’est même plus un tilleul ! C’est un PYLÔNE ELECTRIQUE !!!

    Mais où est passé la majestée de l’arbre ? Où sont passées les branches ? les ramures ? les nervures ? Où est passée la beauté d’un arbre accompli, au feuillage déployé à sa volonté ?

    Mais ça ne va pas la tête ??

    Et il vous faudrait encore plaindre pour avoir passé quelques malheureux instants suspendu sur ce qu’il reste de branche – affreux maître amputeur sur son pylône perché…?

  3. Cowboy dit :

    Bande de péronelles, va !!! 🙂
    Vous n’entravez que couic à la technique de l’élagage. Du véritable élagage tel qu’on le pratique dans notre riante province de Basse-Courge. Il ne s’agit pas d’un simple et mesquin « émondage ». On n’est pas des centristes, ici ! De plus, L’élégage (sic) évoqué par la « haïsseuse de voisins » est totalement ignoré dans nos contrées -à tel point que nos dictionnaires eux-mêmes n’attestent pas le terme. 🙂
    L’élagage basse-courgien est un élagage viril, total, sans concession. Il convoque la vigueur de l’arbre. Je vous donne hic et nunc rendez-vous dans deux mois pour offrir à vos regards ébahis une photo du même Tilia Platyphillas dont vous pourrez admirer alors l’imposante et luxuriante couronne.
    Mais je vous perce à jour. Incapables d’identifier les deux poètes cités et, donc, de participer à notre grand jeu concours, vous poussez des cris d’orfraie à seule fin de taire l’aveu de votre ignorance. A vos Lagarde et Michard ! Très bon exercice, soit dit en passant, pour « toundramante ».

  4. Apollinaire et Baudelaire
    (un tilleul, en plus, arbre délicat….élaguer, c’est couper un arbre en plusieurs morceaux VIVANT , aurait dit Badinter! C’est vrai qu’on a une grande tradition d’élagage VIRIL en France… avec la guillotine!)

  5. Little Indian dit :

    « Qu’l’bordereau d’ensemenc’ment » : J. Bové in « Putain de campagne » ?
    « Qu’il m’emmerde, qu’il m’exaspère » : Sarko in « Fait chier le centriste » ?

    Can’t wait to spend some time with H.
    So long

  6. Cowboy dit :

    Apollinaire et Baudelaire ! Bravo l’haineuse. Bon, certes Apollinaire était facile à trouver. L’autre, c’était beaucoup plus fortiche. Bravo encore ! Mais attention, il n’est répondu ici qu’à 50% de la question (voire 33%), car je rappelle le libelllllllllé de la question : « repérer et situer les deux vers dans l’oeuvre des poètes ». Je viens de faire passer votre réponse à Maître Jaunâtre qui l’a jugée, hélas, incomplète. Rassurez-vous, il vous reste 48 h.
    ——————————————
    Bravo « Little Indian », ce sont d’excellentes suggestions et je regrette sincèrement de ne pouvoir les valider. Je vous signale toutefois que la rhétorique sarkozienne n’intègre pas –à ma connaissance- le lexème « exaspérer » « passque ça fait prout-prout-ma-chère », dixit Rachida Dati, porte-parole du candidat. La citation exacte à laquelle vous faites référence est d’ailleurs la suivante : « Putain il m’emmerde ce con ! » dont vous noterez qu’il s’agit d’un superbe octosyllabe. Elle fut -selon des sources autorisées- prononcée sur la chaise percée du candidat, 10 rue d’Enghien, le 10 mars 2007, au petit lever.
    ——————————————
    Encore bravo à nos deux premiers candidats !

  7. toundramante dit :

    Apollinaire : Le Pont Mirabeau… Vienne la nuit, sonne l’heure – Les jours s’en vont le tilleul demeure… Dans « Alcools » (1912)

  8. …désormais muet se tiendra mon reproche, mais sachez hic et nunc (sont dans un bâteau) qu’une nuit viendra où votre heure sonnera…

  9. Cowboy dit :

    Bravo toundramante, je n’en attendais pas moins d’une lycéenne digne de ce nom. Et on dit que le niveau baisse !
    En revanche, le second vers, emprunté aux « Fleurs du Mal » et légèrement modifié, est beaucoup plus difficile à trouver. En fait -et je donne là un indice fort-, la totalité de ce texte est un pastiche de ce poème de Baudelaire qui traite du même sujet. J’en ai déjà trop dit…
    NB Ne pas se fier au tilleul, car les « tilleul menthe » ! oui, bon. Je le dis à chaque fois -et je dis à chaque fois que je le dis à chaque fois-, moi et les jeux de mots…!!!
    ———————————
    Et pour l’haïsseuse –qui évoque ma mort prochaine, snif, snif– ce court extrait de l’admirable « Ô vous frères humains » d’Albert Cohen :
    « Ô vous, frères humains, vous qui pour si peu de temps remuez, immobiles bientôt et à jamais compassés et muets en vos raides décès, ayez pitié de vos frères en la mort, et sans plus prétendre les aimer du dérisoire amour du prochain, amour sans sérieux, amour de paroles, amour dont nous avons longuement goûté au cours de siècles et nous savons ce qu’il vaut, bornez-vous sérieux enfin, à ne plus haïr vos frères en la mort. Ainsi dit un homme du haut de sa mort prochaine. »
    Have a good night folks ! 🙂

  10. Cowboy dit :

    Un indice pour le poème de Baudelaire. Ce texte a été mis en musique et chanté par un célèbre chanteur belge.
    Maintenant, si on était vraiment motivé, si on avait à coeur la Culture (thème central de la campagne présidentielle… non ? Ah, bon ?), on consentirait l’effort nécessaire à la relecture de l’ensemble de « Fleurs du Mal » et ça ne serait pas du temps perdu.

  11. Il ne faut pas non plus se fier à Toundra, car les Toundramante aussi.
    Par ailleurs, mon propos n’était pas tant d’évoquer votre mort prochaine-quand même!- que de jouer les finaudes en mixant les mots des deux vers qu’il faut trouver pour en faire une phrase. Je fais un bide! Je crois bien que, en plus, je me suis plantée sur le vers de Baudelaire.
    En punition, je m’engage à aimer aujourd’hui mes voisins, mes frères humains, mes soeurs humaines…

  12. Bon, j’efface tout et je recommence :
    – Vienne la nuit, sonne l’heure
    – Je frottais de mon cul ma chaise

  13. Je dirais même plus :

    Comme un qui n’est pas à son aise,
    Et qui n’ose pas s’en aller,
    Je frottais de mon cul ma chaise,
    Rêvant de le faire empaler.

  14. Merci, merci, c’est trop, fallait pas…

    Quant au chanteur belge, je sèche : Brel, Johnny Halliday, Beaucarne…?

  15. Cowboy dit :

    La réponse dans le billet du 20.
    Une remise officielle de vos Palmes Académiques aura lieu le vendredi 30 mars, à 17 h, au Rectorat de Perpelèche-Lez-Feugni, en présence de M. le Préfet de Basse-Courge et de M. le Recteur. Cette cérémonie sera suivie d’un buffet.
    Tenue correcte exigée.
    Avec toutes les félicitations de la rédaction et du jury.
    C & C

  16. Titania dit :

    Je ne réagis que bien tard à cette histoire d’élagage car toute l’affection que j’ai pour le Cowboy m’empêchait jusque là d’y aller de mon trait venimeux. Mais je n’en puis plus de me tenir les côtes. Non pas en voyant le massacre éhontément perpétré sur ce pauvre tilleul qui a connu de bien meilleurs jours si mes souvenirs sont bons, et a été flamboyant jadis. (Même si j’ai quitté notre verte Basse-Courge pour les plages marseillaises depuis des années, je me rappelle de ce qu’est un arbre, un vrai. Et c’est pas ça.) Point de compassion de ma part pour la Nature donc, mais juste un sourire en coin en imaginant notre Cowboy flageolant et serrant les dents. La moquerie est facile, certes, et c’est bien tendrement que je la lui livre aujourd’hui… mais un peu tordue de rire quand même, que mon ancien Maître Ioda veuille bien me pardonner. Lui que j’ai toujours vu tout-puissant et sûr de lui, alors forcément…
    Mais je m’en retourne, maintenant que j’ai déversé mon fiel, vers mon petit elfe qui s’impatiente dans son transat et m’aime, lui, non pas pour mes qualités de paysagiste, mais pour l’amour (et les biberons) que je lui donne.

  17. Comtesse dit :

    In revenge the cowboy wields his hostile blade upon the tree
    Against endless days of raking leaves in this life
    And the branch from which they hanged him
    In a past life. 🙂

  18. Cowboy dit :

    Pour que des lecteurs se laissent abuser à ce point par le récit, il faut croire que la technique en est ici bien maîtrisée.
    Dois-je donc rappeler que le Cowboy est un être virtuel fait de « bytes » (sans mauvais jeu de mot) et que le narrateur en fait ce qu’il veut, le manipule à sa guise. Le connaissant toutefois fort bien, il est peu probable qu’il ait manifesté une telle veulerie et je l’imagine plus facilement gravissant à mains nues le tronc rugueux pour se hisser jusques au fête, le mp3 rivé aux oreilles et la pipe au bec cachant mal un sourire désabusé. Sur la fin, je gage qu’il aura sifflé son fringant pur-sang qui sera venu sagement se ranger sous l’ex-charmille avant qu’il se jette dans les airs pour atterrir, en douceur, sur le dos de l’animal (qu’il monte, bien évidemment, à cru !).
    Pour ce qui est du pseudo massacre, déjà dénoncé par quelque adolescente péronnelle ici même, j’ai donné l’assurance que l’arbre retrouverait sa superbe dans deux mois et que je m’engageais à publier une photo rassurante (qui fera taire à tout jamais les insinuations perfides quant aux compétences de l’élagueur).
    How’s the young tax-payer, BTW ?

  19. Cowboy dit :

    Cross-comments, Comtesse ! Howdy !
    He, who will hang the Cowboy, isn’t born yet ! Bang ! Bang ! shouts my six-shooter !

  20. grpoutchmeuh dit :

    « Vous n’entravez que couic à la technique de l’élagage »
    Péronelles ? C’est çui kil dit ki yest !
    On ne dit pas « que couic » mais « que pouic » !
    M’enfin !

  21. Cowboy dit :

    Mon cher « grpoutchmeuh »,
    « N’entraver que couic » ou « n’entraver que pouic »… les deux se disent ou, comme vous n’êtes pas sans l’ignorer :-), les deux se dit.
    Bienvenue en tout cas.

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