9 juin, 2007...01:34
Je suis un monstre à sang froid
(8/6/07 aux alentours de minuit)
H. vient de passer. Comme à son habitude, au moment où on l’attend le moins. D’emblée, il s’agite, il parle (ou plutôt il crie). Il est question de gîtes ruraux en Basse Courge, puis d’une émission sur France Culture qu’il me faut podcaster sur le champ. Il émet ensuite une série de sons où je repère l’expression Windows XP. Je comprends qu’il en a entendu parler récemment et se demande si ce n’est pas “un truc qu’on met dans les ordinateurs” (sic). Sans transition, c’est l’offensive soviétique pendant la seconde guerre mondiale qui vient mettre son nez au balcon de la conversation. Puis le massacre de Katyn et la manière “conviviale” (là c’est moi qui ai proposé le mot) dont quelques milliers d’officiers polonais furent exécutés. Comme on ne respecte rien, on trouve matière à en rire.
Et puis, tout à trac, il me demande si j’ai vu cet article du Monde du vendredi 8 juin, en page 3. Non, je ne l’ai pas vu. Il le brandit, hurle : “Lis ça ou plutôt, regarde ça”. Il lance un chapelet d’invectives et émet à l’endroit du Prophète quelques avis, entre nous fort savoureux mais qui lui vaudraient, en bonne justice, quelques douzaines de fatwas.
Mais je vous fais languir. L’article -que je n’ai même pas encore lu- porte un titre et un surtitre. Je les reproduis mot pour mot :
D’abord, le surtitre :
Abou Omar a été kidnappé en 2003 à Milan par des agents américains et transféré au Caire.
Il dément avoir été djihadiste et raconte quatre ans de tortures, son désespoir, ses cauchemars.
Puis, le titre :
Enlevé par la CIA, torturé en Egypte
Puis vient l’article et, au centre de l’article, une photo, assortie d’une légende. La voici :

Abou Omar à Alexandrie, en mars, en compagnie de son épouse : enlevé en février 2003 en Italie, il a été transféré en Egypte, où il a été torturé. Il a été libéré en février 2007. (1)
Eh bien, croyez-moi si vous voulez, je n’ai jamais eu la moindre complaisance à l’égard de la CIA. Je connais les coups tordus dont elle est capable même si j’ignore certainement la majorité de ceux qu’elle a pu perpétrer. Je présume que l’article en question met en évidence ses pratiques barbares et mafieuses -je ne sais pas, je vous l’ai dit, je ne l’ai pas lu- que rien ne peut justifier. Cette dénonciation s’impose.
Et pourtant, je me demande si je ne suis pas pire que la CIA. Si, si. Je regarde cet homme, j’apprends qu’il aurait été injustement torturé, humilié, qu’il a connu le désespoir au point d’en faire, aujourd’hui encore, des cauchemars et… et… je sais pas… je sais pas ce qui se passe… normalement, ma compassion, ma colère, ma solidarité sont promptes à bondir… et là rien. Nada. Nichts. Nothing ! Moi, le défenseur inconditionnel de l’opprimé, je reste de glace. Je ne me reconnais plus.
Pourquoi ? Eh ben, c’est là que ça coince. J’ai beau regarder cette photo encore et encore, je n’arrive pas à comprendre ce qui me gêne. Pourtant la réponse est là, c’est sûr. Est-ce la taille de la barbe ? de la moustache ? l’arrondi du sourcil ? le “bob” sur la tête ? le drapé de la dichdacha ? la montre un peu m’as-tu vu ? le motif du tapis ? celui des boiseries ? Est-ce la couleur du dessus de lit ? les napperons sur les étagères -un peu ringards, avouez-le-, les tongs ? Non, rien de tout ça. Y a quelque chose, mais quoi, qui semble tarir toute tentation à compatir.
Et, plus grave encore, je serais incapable de justifier l’envie irrépressible qui me prend, face à un homme meurtri par quatre longues années de souffrance, de…
lui mettre ma main dans la gueule !
(1) légende alternative : Abou Omar enfin libéré. Sa femme reste en prison. (NDLR)
PS le lendemain 9/6/07, 13h55, après lecture de l’article. Pas le moindre remords et toujours envie de lui m…
Cowboy

28 commentaires
9 juin, 2007 à 07:18
Ben Cow boy qu’est ce qui vous arrive ? Vous un homme courtois, de nature sociable ? Et H ? Il débarque le matin à l’aube chez vous ? Hors de lui ? Moi si j’avais été vous, j’aurais lu l’article en entier avant de faire ce billet volcanique, puis j’aurais été chercher l’écho que cela fait en moi cette photo de cette femme en noir, effacée, comme annihilée et cependant tendrement serrée contre son mari. Vous vous dites que vous ne comprenez rien à ces gens là ? Moi non plus, ils sont à l’opposé de tous mes rêves les plus fous, mais je n’ai pas envie de lui mettre ma amin dans la gueule. J’ai envie d’argumenter avec lui, intelligemment, en le regardant droit dans les yeux. La culture emmène à la liberté. Cowboy bonne journée pleine de tendresse avec La Comtesse.
9 juin, 2007 à 07:38
Moi, je pense que c’est les poignées en laiton. Vous avez toujours détesté le laiton. Depuis l’enfance, votre histoire avec le laiton est marquée du sceau de la désespérance. Mais pourquoi donc avoir mis fin à cette thérapie, hein ?
Kikicompatissante
9 juin, 2007 à 07:54
Incroyable l’oeil de Kiki…Et le gros diam’s au centre la poignée. Ah Ah…
Non je revenais pour vous suggérer de lire La fascination du pire de Florian Zeller. Petit roman passionnant qui élabore une théorie qui m’a fort séduite sur le lien entre le terrorisme et une sexualité bridée si ce n’est interdite.
9 juin, 2007 à 09:54
Michèle,
Un : Petite précision horaire : H. a débarqué hier soir, très tard, et le billet a été rédigé et posté dans la foulée un peu après minuit.
Deux : Je le lirai cet article, bien sûr.
Trois : J’avais bien remarqué la position de Belphégor. J’avais vu la main gantée posée à quelques encablures de Popol (enfin, s’appelle sûrement pas Popol là-bas). La tendresse est là, il n’y a pas de doute. Rien n’autorise à penser qu’elle soit mise en scène.
Quatre : il est 9h31. Je suis bien éveillé. Je rouvre ce billet à froid. La colère est passée (d’ailleurs, elle était feinte) et j’ai toujours envie de lui mettre ma main dans la gueule (même si cette violence, chez moi, se contente toujours de son expression verbale).
Cinq : Venons-en maintenant au fond et à la question philosophique… “La culture emmène à la liberté”. Excellent sujet de philo en cette période pré-baccalauréat.
Bien sûr, tout comme vous, j’ai envie de dire : “oui, la culture conduit à la liberté”. Seulement, c’est parce que nous ne sommes pas philosophes mais je vous fiche mon billet que si l’on pose ce postulat le jour de l’exam, on se ramasse la banane.
A priori, “culture”, “liberté”, c’est que du bon. Moi, j’aime bien les deux. Mais, si l’on doit plancher sur le sujet sans doute vaudrait-il mieux que l’on interrogeât (et de façon musclée) ces deux concepts.
Et puis, il faudra aussi se poser d’autres questions : la culture est-elle toujours au singulier ? Supporte-t-elle / exige-t-elle parfois le pluriel ? de quelle(s) culture(s) parle-t-on ? La mienne ? la vôtre ? la sienne ? Bref, on a du boulot.
Savez-vous qu’il y a l’idée de “vénérer” dans “culture”. En tout cas, il y a “culte”. Bref, y a du religieux là-dedans. A ce stade, on peut donc proposer une première reformulation du sujet : “la religion emmène à la liberté”. Ah, je vous sens tiquer. Si, si, vous tiquâtes, je vous ai vue. Ne dites pas que vous ne tiquâtes pas. Bref, je ne vais pas traiter la question dans l’espace restreint d’un commentaire, mais je prédis que l’on démontrerait aisément que la “culture” comme moyen de locomotion vers la liberté… c’est peut-être un peu poussif. L’intelligence, en revanche, la réflexion, la pensée, la raison raisonnante restent beaucoup plus performants et offrent un rapport qualité-prix bien supérieur.
Une dernière chose : je ne sais pas à quel endroit du développement, j’aurais donné des exemples, mais il en faut dans toute dissertation. Ainsi aurais-je rappelé qu’il y avait des hommes de culture parmi les nazis et qu’ils pleuraient d’émotion à Auswitzch en écoutant Mozart en concert privé.
Bien amicalement, C.
9 juin, 2007 à 10:04
Kiki,
Mais bon dieu, mais c’est bien sûr ! C’était ça ! C’est le “thon”, qui plus est le “laid thon” (tant pis pour le pléonasme) qui me gênait. Comment ne l’ai-je pas vu tout de suite ?
PS je sais, c’est pas très fin et ça casse un peu l’exigence philosophique que se fixait mon précédent commentaire.
9 juin, 2007 à 10:11
Blanc et noir, à visage découvert, momifiée sous son voile, c’est l’hiver perpétuel pour l’une, la connerie glaçante et incommensurable pour l’autre. On apeine à y croire, sont-ils civilisés ?
9 juin, 2007 à 10:52
Monstrueux mais remarquable. L’obscénité du pied tongué contrastant avec l’oblitération totale de la peau de la femme est d’une violence presque insoutenable. La barbe est islamiquement correcte : elle atteint la taille d’une main.
9 juin, 2007 à 11:42
Qui sait si sous la burka intégrale (clim ? Lecteur DVD ? ) y’a pas un… garçon ?.. Ah je double blasphème !…
9 juin, 2007 à 12:51
Je sors de ma décl. d’impôts exténuée et j’aime beaucoup votre réponse en termes de philo. Merci toutefois de spécifier que vous ne passeriez pas à l’acte. Je crois à l’intelligence des mots pour luttet contre l’ignorance des actes. Cela vous va mieux comme çà ? Je vous relirai ultérieurement pour une répartie plus intelligente. Tout est si ambigü. Pour ma part F. Zeller a bâti une hypothèse romanesque qui m’agrée.
9 juin, 2007 à 13:21
ça m’avait souvent titillé mais je n’avais jamais franchi le pas …de venir voir chez vous ce qui se passe… Ben ça me plait bien..je reviendrai..si je ne dérange pas bien sur….
Pour ce qui est du post… Un jour, comme dans Star wars, Dark vador se rebellera contre son maître … c’est pas possible autrement….. hein? dites moi que ça n’est pas possible autrement….. mais il lui faudra beaucoup de courage, et de force…
9 juin, 2007 à 13:25
Chers amis F… de D…, bonjour,
Et une fatwa une !
Le nom et l’adresse du commentateur signant HJ sont disponibles, sur simple demande auprès de l’auteur de ce blog et provision (montant à négocier) déposée sur le compte “Cowboy 56838593……….” d’une banque de Genève dont les coordonnées vous seront indiquées hors ligne.
Et c’est ainsi qu’Allah est grand !
C.
9 juin, 2007 à 14:01
Vous êtes la bienvenue Tilu. Any time. Et promis, dès que les premières Burlat seront mûres, je placerai mon cheval sous le cerisier et j’irai vous en cueillir.
A bientôt,
C.
10 juin, 2007 à 21:12
La photo m’a fait saigner les yeux. Pour faire bref (et parce que devant ce genre d’obscénités et de vulgarité je suis incapable d’argumenter et d’avoir même un discours cohérent), je dirai simplement que non seulement je lui mettrais bien ma main dans la gueule aussi, et en plus un bon coup de pied à Popaul ou quel que soit le sympathique sobriquet qu’on lui donne dans ces pays où je suis bien heureuse et veinarde de ne pas devoir (sur)vivre.
10 juin, 2007 à 21:29
Oui j’ai tiqué, et je n’argumenterai pas. Tout me semble soudain si dérisoire et mes espérances vaines. Cà sent le sapin chez vous et dans ma circonscription.
On peut aussi n’avoir ni fleurs à jeter ni être content que vous fermiez votre gueule, mais se retrouver le coeur chagrin bêtement et virtuellement. J’avais juste commencé à lire les archives de la Comtesse en anglais, j’étais plutôt contente de mes vieux restes mais n’aurai pas le loisir de lui répondre. Quand je vous parlais de culture c’était en terme d’homme éclairé, celui des Lumières, mais je crains tant de rentrer dans une sale période d’obscurantisme, ici aussi même sans burka. Ce soir, je suis ratatinée devant les résultats, votre blog fermé, il me reste à cultiver mon jardin. Merci Candide. Admirez s’il vous reste quelque énergie à sourire même en grinçant, le talent émis pour vous répondre en trichant…sur le post précédent. Mais culture/liberté auraient nécessité des pages de développement. Au vu des résultats et à l’image de Jean Zin (blog) je vais ou prendre le maquis ou me faire anachorète. Bonne vie à vous.
10 juin, 2007 à 21:57
Plaignez-vous, Michèle, vous avez le jardin… Moi, je ne suis pas “top” sur le dossier. Il m’arrive rarement de m’aventurer au-delà de la terrasse qui mange une bonne partie de notre petit domaine (environ 150 m2). J’ai une belle vue sur le joli mur de pierre tout au bout (à au moins dix mètres) mais cela fait bien longtemps que je ne suis pas allé jusque là. Peur de me faire surprendre par la pluie peut-être…
Bonne, très bonne vie à vous,
A bientôt.
10 juin, 2007 à 22:24
Par la pluie, par le temps qui passe, mais il y a H. qui passe à toute heure et qui supporte vos humeurs. Bon je ne vais pas surenchérir dans la complainte, mais bien des voyages sont intérieurs, et merci de ces quelques découvertes faites chez vous Cow boy et Comtesse, j’ai particulièrement apprécié son ton tout à la fois ironique et lucide sur “enfiler une aiguille” et les enfants qui jouent en tentant de nous entrainer alors qu’ils se savent les plus forts. Je n’ai pas osé répondre mais en ai eu envie. Les regrets ne servent à rien. J’aime moins votre côté cabot, mais vous avez la sincérité de l’avouer et vous avez de forts beaux coups de gueule et j’ai apprécié votre capacité à vous indigner avec férocité, preuve de votre jeunesse de coeur même si celle du corps est pantelante. Là j’exagère m
10 juin, 2007 à 22:26
mais c’était pour tenter de vous extirper un second sourire.
10 juin, 2007 à 23:07
Comtesse devrait vous lire, elle qui se trouvait de trop sur ce blog. Mes arguments ne sont jamais parvenus à la persuader du bien-fondé de cette alternance linguistique. Cette mise en veilleuse du blog est en grande partie la conséquence de ce recentrage linguistique (mais je l’ai déjà dit).
PS Zut, pour des raisons que je m’explique mal mais qui doivent être de l’ordre de celle qui a coupé votre commentaire, celui-ci s’est trouvé amputé d’une bonne dizaine de lignes après “envoi”. Bon beh… tant pis.
11 juin, 2007 à 00:17
Commentaire supprimé à la demande du commentateur.
11 juin, 2007 à 08:56
Ben ça alors ! Non seulement il nous plante là, mais en plus il nous claque la porte au nez ! (= il nous empêche de commenter sur sa page du 10 juin, mais nous on est des petits malins, surtout moi, alors on va s’épancher dans la page d’avant, mais tu vas voir qu’il va fermer les comms sur tout le blog … c’est dingue ça !). C’est dingue ça ! (ouais, je sais, je l’ai déjà dit, mais c’est tellement ouf que j’en reviens pas encore !). Monsieur le garçon vacher, faut trouver une autre idée de titre et reviendre dans la blogosphère ! En ce moment c’est une vraie Berezina chez les blogs, c’est la fatigue de fin d’année ou quoi ? Allez, bientôt les vacances, une remontée de moral, un nouveau titre (”le garçon vacher”, ça serait bien
et c’est reparti comme avant et même mieux !
@+
11 juin, 2007 à 12:52
j’ai eu quelques scrupules et je suis venue rajouter quelques
et
parce que si tu es en période
, tu risques de me trouver agressive …
11 juin, 2007 à 12:57
Mais non, Mme de K., tout baigne. Et même sans ça, conformément à l’adage qui dit qu’on ne prête qu’aux riches, tu n’avais pas besoin de revenir pour ça…
Remember :
“Et nous alimentons nos aimables remords

Comme les mendiants nourrissent leur vermine.”
11 juin, 2007 à 17:42
Bon, qu’est-ce qu’on peut dire ? Merci. Je sais de quoi vous parlez, et je n’insisterai donc pas. Merci, c’est tout.
17 juin, 2007 à 14:01
Moi, ce n’est pas ma main dans la gueule que j’ai envie de lui mettre, mais je regrette que la CIA n’ait pas été plus méchante - puisque CIA il y aurait - en revanche, j’ai très envie de mettre ma main dans la gueule de la journaliste du Monde, (dont j’ai lu l’article) ou plutôt lui imposer la prison ambulante quelques mois, pour voir! Venez du côté de Saint Denis, 93, vous en verrez de plus en plus, des Belphégor endoctrinées, lavées du cerveau, mais aussi des gamines de 6 ou 8 ans déjà encapuchonnées, seul le visage apparaît encore, pour combien de temps? de quoi vous donner des envies de meurtre contre tous ces hommes qui décident pour femmes et fillettes!
24 juillet, 2007 à 01:33
Attention aux indignations faciles et trop rapides.
Peut-être que cet homme aime sincèrement cette femme et elle aussi, et qu’ils sont tout simplement pris dans un système de valeurs qui les dépasse ? A noter la main de la femme sur le genou de son mari qui traduit une réelle affection, voire de la complicité.
Dénier toute humanité et tout sentiment à un homme à partir d’une photo et de principes, certes légitimes et justes mais forcément limités par rapport à la réalité, c’est faire preuve de préjugés qui vont à l’encontre de l’humanisme dont vous aimez à penser qu’il vous anime.
Attention donc aux emballements jouissifs mais contre-productifs.
Amicalement.
24 juillet, 2007 à 08:22
Attention, Bob, aux indignations trop lentes ou trop tardives ! Elles sont encore plus faciles et plus répandues.
Maintenant, je vais vous étonner mais je suis globalement d’accord avec vous. Je précise toutefois que je cherche en vain le passage où je dénierais une quelconque part d’humanité à cet homme. Je ne consteste pas davantage sa disponibilité aux sentiments (ni aux sensations d’ailleurs puisque il semble avoir mal quand on le torture.)
La main sur le genou du mari ? Vue. Il en est même question plus haut en commentaire et l’on n’y reviendra pas sinon pour dire : “Et alors ?”
Que le système de valeurs dans lequel ils pataugent les dépasse, dont acte. Dois-je pour autant le respecter ? le tolérer ?
Les principes que j’avance sont légitimes et justes, dites-vous ? Ils ne peuvent donc être limités par rapport à la réalité (sans perdre, justement, cette légitimité et cette justesse). Le glissement que vous faites dans le même paragraphe entre “principes” et “préjugés” est un peu rapide à mon sens. Vous m’épargnez sans doute là quelques étapes du raisonnement. Sa cohérence s’en ressent.
Quant aux emballements jouissifs, vous me permettrez de ne pas y renoncer. Il me permettent de traverser cette vallée de larmes sans trop de dommages. Leur productivité n’est pas le souci qui m’anime en priorité.
Bien cordialement.
19 octobre, 2007 à 09:42
Entièremenr d’accord, d’ailleurs, les envies, ça sert à ça…exorciser le geste qu’on retient. S’il avait fallu justifier le mensonge, cette photo aurait suffi. C’est parce que j’aime la diversité et la tolérance que je suis vexé de m’être fait avoir, d’avoir soutenu et aidé la construction d’un mini-monde, aux portes de ma ville aussi, fait de refus de la diversité, et d’intolérance, un monde barbare qui taxe de racistes ceux qui ne sont pas comme eux : le petits monde des imams du fasciste vert, pour qui l’insulte de base est “mangeur de porc, juif, français…”
Oui la main me démange aussi.
7 novembre, 2007 à 13:55
NDLR
parlait de “l’histoire d’Auswitzch (sic) inventée” par les sionistes dont je ferais partie. Délire psychotique qui ne pouvait trouver ici sa place.
Ici figurait un commentaire, objet de ma seconde censure. Evènement historique. Vague agglomérat de borborygmes cacographiques, ce commentaire révisionniste, haineux (signé du pseudo “corail”
Ce commentaire, posté ce jour 7 novembre 2007, à 13h55, a été supprimé ce même jour à 14h08. Il n’aura corrompu cet espace de son esprit délétère (que le mot “esprit” me pardonne) que pendant 13 minutes.
Cowboy
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